Le traitement par les ruqyas :
Premièrement : les ruqyas spécifiquement rapportées pour traiter le mauvais œil et la jalousie
Abū Saīd al-Khudrī rapporte que Gabriel vint trouver le Prophète — paix et bénédictions sur lui — et lui demanda : « Ô Muhammad, es-tu souffrant ? » Il répondit : « Oui. » Gabriel dit alors : « Au nom d’Allah, je pratique sur toi une ruqya contre tout ce qui te nuit, contre le mal de toute âme ou de l’œil d’un envieux. Qu’Allah te guérisse ! Au nom d’Allah, je pratique sur toi une ruqya. » (1)
Une personne sincère pose donc sa main droite sur la tête de la personne enviée, puis passe ses deux mains sur elle en disant : « Au nom d’Allah, je pratique sur toi une ruqya… », et poursuit ainsi jusqu’à la fin de la formule. La preuve qu’il convient de poser la main droite réside dans le hadith d’Āisha — qu’Allah l’agrée — selon lequel le Prophète — paix et bénédictions sur lui — invoquait la protection d’Allah pour certains membres de sa famille en passant sa main droite sur eux et en disant : « Ô Allah, Seigneur des hommes, dissipe le mal. Guéris, car Tu es Celui qui guérit. Il n’est de guérison que la Tienne, une guérison qui ne laisse subsister aucune maladie. » Rapporté par al-Bukhārī et Muslim.
Āisha — qu’Allah l’agrée — rapporte également que, lorsque le Messager d’Allah — paix et bénédictions sur lui — se rendait auprès d’un malade ou qu’on lui en amenait un, il disait : « Dissipe le mal, Seigneur des hommes ! Guéris, car Tu es Celui qui guérit. Il n’est de guérison que la Tienne, une guérison qui ne laisse subsister aucune maladie. » Rapporté par al-Bukhārī.
Les ruqyas relatives à ce domaine sont nombreuses ; celui qui les pratique peut en mémoriser à son gré. Parmi les hadiths qui s’y rapportent figurent les suivants :
Āisha, l’épouse du Prophète — paix et bénédictions sur lui —, rapporte que lorsque le Messager d’Allah — paix et bénédictions sur lui — était souffrant, Gabriel pratiquait sur lui une ruqya en disant : « Au nom d’Allah, qu’Il te rétablisse et te guérisse de toute maladie, ainsi que du mal de l’envieux lorsqu’il envie et du mal de quiconque jette le mauvais œil. » (2)
Āisha — qu’Allah l’agrée — rapporte également que le Messager d’Allah — paix et bénédictions sur lui — pratiquait la ruqya en disant : « Dissipe le mal, Seigneur des hommes ! La guérison est entre Tes mains ; nul autre que Toi ne peut le dissiper. » (3)