Zirr ibn Hubaysh rapporte qu’il se rendit à Médine, où il rencontra Ubayy ibn Kab. Il lui dit : « Abū al-Mundhir, j’ai vu qu’Ibn Masūd ne consignait pas les deux sourates protectrices dans son exemplaire du Coran. » Il répondit : « Par Celui qui a envoyé Muhammad avec la vérité ! J’ai bel et bien interrogé le Messager d’Allah — paix et bénédictions sur lui — à leur sujet et, depuis lors, personne d’autre que toi ne m’a interrogé à leur propos. Il déclara : “Il m’a été dit de réciter, et j’ai récité. Faites-en donc autant.” Quant à nous, nous disons comme l’a dit le Messager d’Allah — paix et bénédictions sur lui —. » (1)
Abd al-Rahmān ibn Yazīd rapporte : « Abd Allah effaçait les deux sourates protectrices de ses exemplaires du Coran et disait : “Elles ne font pas partie du Livre d’Allah — exalté soit-Il —.” » Al-Amash ajouta qu’Āsim leur avait également rapporté, d’après Zirr, qu’Ubayy ibn Kab avait dit : « Nous interrogeâmes le Messager d’Allah — paix et bénédictions sur lui — à leur sujet. Il répondit : “Il m’a été dit de réciter, et j’ai récité.” » (2)
Al-Baydāwī rapporte dans son exégèse : « Al-Bazzār a dit : “Aucun des Compagnons n’a partagé l’avis d’Ibn Masūd. Il est authentiquement établi que le Prophète — paix et bénédictions sur lui — récitait ces deux sourates pendant la prière et qu’elles furent consignées dans le codex coranique.” » Fin de citation.