il n’a sa place que dans les questions qui relèvent uniquement des usages ordinaires. Or, celle qui nous occupe tient à la fois des usages ordinaires et des pratiques cultuelles. Si elle relevait uniquement des usages ordinaires, il conviendrait de s’en remettre aux traitements éprouvés, car les gens connaissent mieux les affaires de leur vie d’ici-bas. Peut-être est-ce là le nœud du désaccord. Par Allah, je crains que celui qui délaisse la sunna au profit d’un procédé éprouvé ne tombe sous le coup de la menace du Prophète — que la prière et le salut d’Allah soient sur lui —, lorsqu’il a dit : « Quiconque se détourne de ma sunna n’est pas des miens. » (1) Or, il existe sur cette question tant et tant de hadiths. Je ne saurais délaisser tout cela pour une formule de rappel qu’ils ont jugée bonne ou un procédé qu’ils ont expérimenté.
Il faut en outre garder à l’esprit que le Prophète — que la prière et le salut d’Allah soient sur lui — avait reçu le don de formuler en peu de mots des enseignements d’une vaste portée ainsi que leurs principes premiers. Les invocations transmises sont assurément plus profitables, et l’on trouve dans celles qui sont rapportées de lui — que la prière et le salut d’Allah soient sur lui — une lumière que l’on ne trouve dans les paroles d’aucun de ceux qui sont venus après lui — que la prière et le salut d’Allah soient sur lui. Al-Shāfi‘ī — qu’Allah lui fasse miséricorde — a dit : « Les musulmans sont unanimes à considérer que, lorsque la sunna apparaît clairement à quelqu’un, il ne lui est pas permis de la délaisser pour la parole de qui que ce soit. » (2)
L’examen de ce principe pourrait être développé en plusieurs volumes. Je n’y ai fait qu’une très brève allusion, suffisante pour faire comprendre mon propos. Il se peut d’ailleurs que je l’aie étudié de façon approfondie ailleurs. Je commence maintenant à exposer ce que j’avais rédigé au sujet de l’envie et de son traitement. Et c’est Allah qui accorde la réussite.