Le statut du lavage et des ablutions en faveur de la victime du mauvais œil :
Le lavage et les ablutions accomplis en faveur de la personne atteinte sont plus impératifs encore que l’invocation de la bénédiction en sa faveur, laquelle est déjà obligatoire. Or, les principes de la Loi révélée commandent d’écarter les maux et de les réduire, ainsi que de procurer les bienfaits et de les multiplier. Il a été expliqué précédemment que la jalousie compte parmi les péchés ; le jaloux commet donc un péché. Al-Bukhārī rapporte d’après Abū Hurayra — qu’Allah l’agrée —, qui fait remonter ces paroles au Prophète — paix et bénédictions sur lui — : « Quiconque a lésé quelqu’un dans son honneur ou de quelque autre manière doit obtenir son pardon dès aujourd’hui, avant qu’il n’y ait plus ni dinar ni dirham. S’il possède de bonnes œuvres, on lui en retirera à la mesure de son injustice ; et s’il n’en possède aucune, on prendra des mauvaises actions de sa victime pour les lui faire porter. » Ahmad l’a également rapporté dans le Musnad.
Parmi ceux qui ont considéré ce lavage comme obligatoire figure al-Qurtubī, l’auteur du Tafsīr. Il a dit : « Lorsque celui qui cause le mauvais œil atteint une personne de son regard sans invoquer la bénédiction en sa faveur, on lui ordonne de se laver et, s’il refuse, on l’y contraint, car l’ordre implique l’obligation. Cela vaut tout particulièrement ici, puisque l’on peut craindre que la personne atteinte ne périsse. Nul ne devrait refuser à son frère ce qui lui est utile sans lui causer à lui-même aucun tort, surtout lorsqu’il est à l’origine du mal et qu’il a porté atteinte à son frère. » Fin de citation. (1)
Le traitement par le Coran :
Ibn al-Qayyim — qu’Allah lui fasse miséricorde — a dit : « Le Coran constitue une guérison parfaite contre toutes les maladies du cœur et du corps, ainsi que contre les maux de ce monde et de l’au-delà. Mais tout le monde ne reçoit pas l’aptitude et la réussite nécessaires pour y rechercher la guérison. Lorsque le malade sait se soigner par le Coran et l’applique à son mal avec sincérité, foi, pleine adhésion, ferme conviction et en remplissant toutes les conditions requises, aucune maladie ne peut jamais lui résister. Comment les maladies pourraient-elles résister à la parole du Seigneur de la terre et du ciel, qui fendrait les montagnes si elle descendait sur elles et qui, si elle descendait sur la terre, la déchirerait ? Il n’existe aucune maladie du cœur ou du corps sans que le Coran n’indique la voie permettant d’en connaître le remède et la cause, ainsi que la manière de s’en prémunir, pour celui à qui Allah accorde la compréhension de Son Livre. Le sublime Coran indique les principes fondamentaux qui les régissent : préserver la santé, se prémunir de ce qui nuit et éliminer les éléments nocifs. Ces principes permettent ensuite de déterminer ce qui s’applique à chacun des cas relevant de ces catégories. Quant aux remèdes des maladies du cœur, le Coran les expose en détail et mentionne les causes de ces maladies ainsi que leur traitement. Allah, Très-Haut, dit : “Ne leur suffit-il donc pas que Nous ayons fait descendre sur toi le Livre qui leur est récité