et non ses parties intimes, sans aucune divergence à ce sujet. Allah, Très-Haut, sait mieux.
Les ablutions de celui qui a causé le mauvais œil :
Selon le hadith d’Abū Umāma As‘ad ibn Sahl ibn Hunayf, celui-ci rapporte : ‘Āmir ibn Rabī‘a passa près de Sahl ibn Hunayf alors qu’il se lavait et déclara : « Je n’ai jamais vu pareille peau, pas même celle d’une jeune fille tenue à l’abri des regards ! » Peu après, Sahl s’effondra. On l’amena au Messager d’Allah — paix et bénédictions sur lui — et on lui dit : « Viens au secours de Sahl : il gît terrassé. » Il demanda : « Qui soupçonnez-vous de l’avoir atteint ? » Ils répondirent : « ‘Āmir ibn Rabī‘a. » Il dit alors : « Pourquoi l’un de vous tuerait-il son frère ? Lorsque l’un de vous voit chez son frère quelque chose qui lui plaît, qu’il invoque donc la bénédiction en sa faveur. » Il demanda ensuite qu’on apporte de l’eau et ordonna à ‘Āmir de faire ses ablutions en lavant son visage, ses mains jusqu’aux coudes, ses genoux et le pan intérieur de son pagne. Puis il ordonna que cette eau fût versée sur Sahl. Sufyān dit : Ma‘mar rapporte d’al-Zuhrī qu’il ordonna également que le récipient fût renversé derrière lui. (1)
‘Ā’isha — qu’Allah l’agrée — rapporte, dans le recueil d’Abū Dāwūd : « On ordonnait à celui qui avait causé le mauvais œil de faire ses ablutions, puis on lavait avec cette eau la personne atteinte. » Cette formulation indique que cette pratique remonte à l’époque du Prophète — paix et bénédictions sur lui —, contrairement à la version d’Ibn Abī Shayba, selon laquelle il s’agissait d’un acte accompli par ‘Ā’isha elle-même, le récit s’arrêtant donc à elle.
Muhammad ibn Muflih a dit : « Cela relève d’un traitement prescrit par la religion et accueilli avec adhésion par les croyants. Certains se sont interrogés sur la sagesse qui le sous-tend. Or, il est établi qu’il existe certaines propriétés dont Allah s’est réservé la connaissance ; un tel procédé n’a donc rien d’invraisemblable et rien ne s’y oppose. Mais il ne profite qu’à celui qui l’accueille avec adhésion et une bonne conviction, non à celui qui l’aborde dans le doute, à seule fin d’expérimentation. » (2)
Al-Qurtubī écrit dans son Tafsīr al-jāmi‘ : « Dans le hadith d’Abū Umāma, le Prophète — paix et bénédictions sur lui — ordonna à celui qui avait causé le mauvais œil de se laver pour la personne atteinte, tandis qu’ici il ordonna de demander une ruqya (récitation de guérison). Nos savants ont dit : on ne demande une ruqya contre le mauvais œil que lorsque l’auteur en est inconnu. En revanche, lorsque celui qui a atteint la personne de son regard est connu, on lui ordonne de faire ses ablutions, conformément au hadith d’Abū Umāma. Allah sait mieux. »