en voyage et fit halte auprès d’une tribu arabe. Les Compagnons demandèrent l’hospitalité à ses membres, mais ceux-ci refusèrent de les accueillir. Or, le chef de la tribu fut piqué. Ils tentèrent tous les remèdes, mais rien ne lui fut utile. Certains dirent alors : “Si vous alliez voir ce groupe qui vient de faire halte ? Peut-être l’un d’eux possède-t-il quelque remède.” Ils vinrent donc les trouver et leur dirent : “Ô gens ! Notre chef a été piqué. Nous avons essayé tous les remèdes, mais rien ne lui a été utile. L’un de vous aurait-il quelque remède ?” L’un des Compagnons répondit : “Certes, par Allah, je pratique la ruqya. Mais, par Allah, nous vous avons demandé l’hospitalité et vous avez refusé de nous accueillir. Je ne pratiquerai donc aucune ruqya pour vous tant que vous ne nous aurez pas fixé une rétribution.” Ils convinrent alors de leur donner un troupeau de moutons. Le Compagnon se mit à cracher légèrement sur le malade tout en récitant : “Louange à Allah, Seigneur des mondes.” Celui-ci fut aussitôt comme libéré de ses liens : il se leva et se mit à marcher sans plus souffrir d’aucun mal. Le narrateur poursuivit : Ils leur remirent intégralement la rétribution convenue. Certains Compagnons dirent : “Partagez-la.” Mais celui qui avait pratiqué la ruqya leur répondit : “Ne le faites pas avant que nous ne soyons allés trouver le Prophète — que la prière et le salut d’Allah soient sur lui — pour lui raconter ce qui s’est passé et voir ce qu’il nous ordonnera.” Ils se rendirent donc auprès du Messager d’Allah — que la prière et le salut d’Allah soient sur lui — et lui rapportèrent l’événement. Il demanda : “Comment as-tu su qu’elle pouvait servir de ruqya ?” Puis il ajouta : “Vous avez bien agi. Partagez le troupeau et attribuez-m’en une part avec vous.” Le Messager d’Allah — que la prière et le salut d’Allah soient sur lui — se mit alors à rire. » Hadith rapporté par al-Bukhārī et Muslim, selon la version d’al-Bukhārī.
On rapporte également d’Abū Bakr ibn Sulaymān ibn Abī Hathma qu’al-Shifā bint Abd Allah, qui était sa grand-mère, dit : « Le Messager d’Allah — que la prière et le salut d’Allah soient sur lui — entra chez nous alors que j’étais assise auprès de Hafsa bint Umar. Il me dit : “Qu’est-ce qui t’empêche d’enseigner à celle-ci la ruqya contre l’affection cutanée appelée namla, comme tu lui as enseigné l’écriture ?” » (1)