les gens dans une discussion au sujet de ceux qui entreraient au Paradis sans jugement ni châtiment. Certains dirent : “Peut-être s’agit-il de ceux qui ont accompagné le Messager d’Allah — paix et salut d’Allah sur lui.” D’autres dirent : “Peut-être s’agit-il de ceux qui sont nés dans l’islam et n’ont jamais rien associé à Allah.” Ils avancèrent encore diverses hypothèses. Le Messager d’Allah — paix et salut d’Allah sur lui — sortit alors à leur rencontre et demanda : “De quoi discutez-vous ?” Ils l’en informèrent. Il dit : “Ce sont ceux qui ne pratiquent pas de ruqya, ne demandent pas qu’on leur en pratique, ne tirent pas de mauvais présages et placent leur confiance en leur Seigneur.” » — Jusqu’à la fin du hadith.
Comme l’expliquent les savants, ce sont des gens qui ont eu pleinement foi en Allah et se sont véritablement remis à Lui. En raison de la force de leur confiance en Allah, ils ne se soucièrent ni des soins des médecins ni des ruqyas des praticiens. Pourtant, le recours à ces causes ne porte nullement atteinte à la confiance en Allah, puisque les hadiths authentiques et la pratique des Compagnons — qu’Allah les agrée — ainsi que de ceux qui les ont suivis dans la bienfaisance établissent qu’il est permis, et même recommandé, d’y recourir. Le Prophète — paix et salut d’Allah sur lui — pratiqua personnellement la ruqya, sur lui-même comme sur autrui, et Gabriel — paix sur lui — lui en pratiqua une. Le Prophète — paix et salut d’Allah sur lui — encouragea également la ruqya et ordonna qu’on l’apprenne. Les récits à ce sujet sont nombreux et bien connus.
La légitimité du traitement
L’atteinte du mauvais œil provoque des maladies organiques ou, plus précisément, des affections semblables aux maladies organiques, ainsi que d’autres troubles déjà évoqués dans l’exposé de ses effets et de ses symptômes. Il est notoirement connu que ces maux peuvent être traités par le Coran et les ruqyas. Allah dit :
« Du Coran, Nous faisons descendre ce qui est une guérison et une miséricorde pour les croyants. » — al-Isrā (82)
Selon un hadith rapporté d’Abū Saīd al-Khudrī — qu’Allah l’agrée —, le Messager d’Allah — paix et salut d’Allah sur lui — cherchait protection contre le mauvais œil des djinns et celui des hommes. Lorsque les deux sourates protectrices furent révélées, il s’en tint à elles et délaissa toute autre formule. (1)
Abū Saīd — qu’Allah l’agrée — rapporte également que Gabriel vint auprès du Prophète — paix et salut d’Allah sur lui — et lui demanda : « Souffres-tu, Muhammad ? » Il répondit : « Oui. » Gabriel dit alors : « Au nom d’Allah, je pratique sur toi une ruqya contre tout ce qui te nuit, contre le mal de toute âme et de tout œil malveillant. Qu’Allah te guérisse ! Au nom d’Allah, je pratique sur toi une ruqya. » Muslim et d’autres l’ont rapporté.
Les preuves sont nombreuses et ont déjà été présentées parmi celles qui établissent la réalité du mauvais œil ; nous ne nous attarderons donc pas à les répéter. Un autre point doit être relevé ici : c’est que