(1) l’orgueil, qui mena Iblīs au sort qui fut le sien ;
(2) l’avidité, qui fit sortir Adam du Paradis ;
(3) l’envie, qui incita l’un des fils d’Adam à s’en prendre à son frère.
Quiconque est préservé du mal de ces trois vices est préservé du mal. La mécréance procède de l’orgueil, les péchés de l’avidité, et la transgression ainsi que l’injustice de l’envie. » (1)
Il dit aussi, dans le même ouvrage, au quatre-vingt-seizième enseignement : « Les piliers de la mécréance sont au nombre de quatre : l’orgueil, l’envie, la colère et les passions.
L’orgueil empêche l’homme de se soumettre ; l’envie, d’accepter et de prodiguer le conseil sincère ; la colère, d’être équitable ; et les passions, de se consacrer à l’adoration. Lorsque le pilier de l’orgueil est abattu, il lui devient facile de se soumettre ; lorsque celui de l’envie est abattu, il lui devient facile d’accepter et de prodiguer le conseil sincère ; lorsque celui de la colère est abattu, il lui devient facile d’être équitable et humble ; et lorsque celui des passions est abattu, il lui devient facile de faire preuve de patience et de retenue, et de se vouer à l’adoration.
Il est plus aisé de déplacer les montagnes que de débarrasser de ces quatre maux celui qui en est affligé, surtout lorsqu’ils sont devenus des dispositions profondément enracinées, des habitudes invétérées et des traits permanents. En leur présence, aucune de ses œuvres ne peut être droite, et son âme ne peut se purifier tant qu’ils subsistent en elle. Chaque fois qu’il s’efforce d’œuvrer, ces quatre maux corrompent son œuvre ; tous les fléaux en découlent.
Lorsqu’ils s’enracinent fermement dans le cœur, ils lui montrent le faux sous les apparences du vrai et le vrai sous celles du faux, le convenable sous les traits du blâmable et le blâmable sous ceux du convenable. Ils lui rendent ce bas monde proche et l’au-delà lointain. Si tu médites sur la mécréance des nations, tu verras qu’elle procède de ces quatre maux. C’est à cause d’eux que le châtiment s’abat, et celui-ci est plus ou moins léger ou sévère selon le degré qu’ils atteignent.
Quiconque leur ouvre accès en lui-même voit s’ouvrir devant lui toutes les portes du mal, ici-bas comme dans l’au-delà ; et quiconque leur en interdit l’accès voit se fermer devant lui les portes du mal. Ils empêchent en effet de se soumettre, d’agir avec sincérité, de se repentir, de revenir à Allah, d’accepter la vérité, de conseiller sincèrement les musulmans et de faire preuve d’humilité devant Allah et Ses créatures.