attributs divins d’action attestés par le Livre et la sunna. Elle relève à la fois des attributs de l’Essence et des attributs d’action. Parmi les noms d’Allah, exalté soit-Il, figurent le Créateur et le Grand Créateur.
Allah, exalté soit-Il, dit : « N’est-ce pas à Lui qu’appartiennent la création et le commandement ? » Al-A'rāf (54)
Il dit également : « Ton Seigneur est, en vérité, le Grand Créateur, l’Omniscient. » Al-Hijr (86)
Il dit aussi : « Nous avons certes créé l’homme et Nous savons ce que son âme lui suggère. » Sourate Qāf (16)
Et Il dit : « C’est Lui, Allah, le Créateur, Celui qui donne un commencement à toute chose, le Formateur. À Lui appartiennent les plus beaux noms. » Al-Hashr (24)
Les preuves tirées de la sunna sont légion. Mais que pouvons-nous faire, puisque nous sommes éprouvés par des gens qui nient ce qui est nécessairement connu comme faisant partie de la religion ? C’est pourquoi nous disons : connais la vérité, et tu reconnaîtras ceux qui la suivent.
Ce bref aperçu visait à appeler à l’apprentissage de la croyance et à l’attention qu’il convient de lui accorder, car la science ne s’acquiert que par l’étude. Beaucoup de gens ne se soucient guère d’étudier la croyance et s’imaginent la connaître, alors qu’ils ne se sont jamais, de toute leur vie, renseignés à son sujet et n’ont pas même lu un seul livre qui lui soit consacré. C’est ainsi que l’associationnisme et l’innovation exercent leurs ravages au sein de la communauté.
Que nul ne pense que je me sois éloigné du sujet de ce livre : je ne suis nullement sorti de son objet. Si je me suis quelque peu étendu, ce n’est que dans la mesure nécessaire. Cette question n’est pas moins importante que le traitement de la personne enviée ; elle lui est même supérieure en importance et plus profonde par ses effets, bien qu’elle relève des subtilités de la science dont il n’est pas permis de faire un critère pour éprouver les gens — contrairement aux Asharites, qui déclarent mécréant quiconque n’adopte pas leur opinion à son sujet.
Que le lecteur de mon livre sache qu’il est obligatoire de mettre en garde contre les innovations et leurs adeptes, par devoir de conseil sincère envers eux comme envers le commun des musulmans, et par compassion pour ceux qu’ils ont trompés. Nous sommes donc fondés à mentionner tout cela ; bien plus, nous n’avons pas encore dit tout ce qu’il nous appartenait d’en dire. Ibn al-Qayyim en a traité dans plusieurs de ses ouvrages. Des monographies entières ont même été consacrées à cette question, telles que La Concomitance et l’action causale, de Mukhtār Tībāwī, et La Doctrine de l’habitude chez les Asharites.
Ibn al-Qayyim — qu’Allah lui fasse miséricorde — a dit : « Si nous relevions tous les passages du Coran et de la sunna qui établissent la réalité des causes, leur nombre dépasserait