al-Ayn HaqqMuhammad ibn Abd al-Mu'ti

Ishāq ibn Abd al-Rahmān. Celui-ci a dit : l’émir Khalaf ibn Ahmad ibn Muhammad ibn Khalaf nous a informés ; Khalaf ibn Muhammad ibn Ismāīl nous a rapporté ; Khalaf ibn Sulaymān nous a rapporté ; Khalaf ibn Muhammad Kurdūs nous a rapporté ; Khalaf ibn Mūsā al-Ammī nous a rapporté, d’après son père, d’après Qatāda, d’après Anas, qui a dit : le Messager d’Allah — que la paix et les bénédictions d’Allah soient sur lui — a dit : « Tout fils d’Adam est envieux. Certains sont toutefois meilleurs que d’autres face à l’envie. L’envie de l’envieux ne lui nuit pas tant qu’il ne l’exprime pas par la langue ou ne la met pas en œuvre par la main. » (1)

Je rapporte ici ce hadith pour deux raisons. La première est de signaler sa faiblesse. La seconde est de relever une singularité de sa chaîne de transmission : elle se compose d’une succession de transmetteurs portant tous le nom de Khalaf.

  • La ruqya de la victime du mauvais œil au moyen de la formule : « Une entrave qui retient, une pierre sèche et un météore ardent »

Certains auteurs mentionnent, parmi les ruqyas destinées à repousser le mauvais œil, le récit suivant attribué à Abū Abd Allah al-Sājī (2) : « Au cours de l’un de ses voyages pour le pèlerinage ou une expédition militaire, il montait une superbe chamelle. Dans la caravane se trouvait un homme qui jetait le mauvais œil : tout ce qu’il regardait, il le faisait périr. On dit à Abū Abd Allah : “Protège ta chamelle de cet homme.” Il répondit : “Il n’a aucun pouvoir sur ma chamelle.” L’homme fut informé de ses propos. Profitant alors de l’absence d’Abū Abd Allah, il se rendit à son campement et regarda la chamelle, qui se mit à convulser et s’effondra. À son retour, Abū Abd Allah fut informé que cet homme lui avait jeté le mauvais œil et on lui dit : “La voici dans l’état que tu vois.” Il demanda : “Indiquez-le-moi.” On le lui indiqua. Il se posta devant lui et dit : “Au nom d’Allah : une entrave qui retient, une pierre sèche et un météore ardent. J’ai renvoyé le mauvais œil de cet homme contre lui-même et contre l’être qui lui est le plus cher. ‹ Porte de nouveau ton regard : y vois-tu la moindre fissure ? Puis porte-le de nouveau, par deux fois : ton regard te reviendra humilié et épuisé. ›” Les deux globes oculaires de l’homme sortirent alors de leurs orbites, tandis que la chamelle se releva, parfaitement indemne. »

(1) *Ulūm al-hadīth*, p. 236, éd. Maktabat Tabariyya. Tous ses transmetteurs sont dignes de confiance, à l’exception de Khalaf ibn Mūsā ibn Khalaf. Al-Ijlī l’a néanmoins déclaré fiable, tandis qu’Ibn Hibbān a dit dans *al-Thiqāt* : « Il lui arrivait de se tromper. » Son père était dans le même cas. Al-Dhahabī a dit dans *Tadhkirat al-Huffāz* (3/1042) : « Ce hadith est *gharīb* (singulier) et *munkar* (réprouvé). » Al-Suyūtī l’a attribué à Abū Nuaym dans *al-Hilya*. Le cheikh al-Albānī l’a jugé faible dans *Daīf al-Jāmi* (4222). (2) J’ai trouvé, dans les ouvrages biographiques consacrés aux transmetteurs, plusieurs personnes portant la nisba al-Sājī, mais aucune ayant pour kunya Abū Abd Allah. J’ignore donc qui il est. Que celui qui en sait davantage veuille bien nous en informer, et qu’Allah le récompense en bien.
إسحاق بن عبد الرحمن قال انا الأمير خلف بن احمد بن محمد بن خلف نا خلف بن محمد بن إسماعيل نا خلف بن سليمان نا خلف بن محمد كردوس نا خلف بن موسى العمي نا أبي عن قتادة عن أنس قال قال رسول الله ﷺ: كل بني آدم حسود وبعض الناس أفضل في الحسد من بعض ولا يضر حاسدا حسده ما لم يتكلم بلسانه أو يعمل باليد (١) وهذا الحديث أسوقه هنا لسببين الأول: التنبيه على ضعفه. والثانية بيان لطيفة فى إسناده وهى أنه مسلسل بمن اسمه خلف. * الرقية المعيون بـ (حَبسٌ حَابسٌ، وحَجَرٌ يابسٌ، وشهابٌ قابسٌ) يذكر بعض المصنفين فى الرُّقى التي ترُدُّ العين ما ذكر عن أبى عبد الله الساجى (٢)، أنه كان في بعض أسفاره للحج أو الغزو على ناقة فَارهة، وكان في الرفقة رجل عائن، فما نظر إلى شيء إلا أتلفه، فقيل لأبي عبد الله: احفَظ ناقَتك من العائن، فقال: ليس له إلى ناقتي سبيل، فأُخبرَ العائنُ بقوله، فتحين غيبة أبي عبد الله، فجاء إلى رحله، فنظر إلى الناقة، فاضطربت وسقطت، فجاء أبو عبد الله، فأُخبرَ أن العائنَ قد عانها، وهي كما ترى، فقال: دلُّونى عليه، فدُل، فوقف عليه، وقال: بسم الله، حَبسٌ حَابسٌ، وحَجَرٌ يابسٌ، وشهابٌ قابسٌ، رددتُ عينَ العائن عليه، وعلى أحب الناس إليه، (فارجع البَصَرَ هَل تَرَى من فُطُورٍ. ثم ارجع البَصَرَ كَرتَين يَنقَلب إلَيكَ البَصَرُ خَاسئاً وهُوَ حَسيرٌ) فخرجت حدقتا العائن، وقامت الناقةُ لا بأسَ بها".
(١) علوم الحديث ص (٢٣٦) ط مكتبة طبرية ورواته ثقات غير خلف بن موسى بن خلف وثقه العجلى وقال ابن حبان فى الثقات: ربما أخطأ. وأبوه كذلك وقال الذهبى فى تذكرة الحفاظ (٣/ ١٠٤٢) هذا حديث غريب منكر. وعزاه السيوطى لأبى نعيم فى الحلية. وضعفه الشيخ الألبانى في ضعيف الجامع (٤٢٢٢) (٢) ووقفت على جماعة فى كتب الرجال ممن اسمهم الساجى ولم أجد منهم من كنيته أبو عبدالله فما أدرى من هو فمن كان عنده علم فليفدنا وجزاه الله خيرا.

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