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« Ô Messager d’Allah, suis-je des leurs ? » Il répondit : « Oui. » Un autre homme se leva et demanda : « Suis-je des leurs ? » Il répondit : « Ukāsha t’a devancé en cela. » (1)
- Hadith d’Ibn Abbās — qu’Allah l’agrée.
D’après Ibn Abbās — qu’Allah les agrée tous deux —, le Prophète — que la paix et les bénédictions d’Allah soient sur lui — a dit : « Le mauvais œil est une réalité. Si quelque chose pouvait devancer le décret divin, ce serait le mauvais œil. Et si l’on vous demande de vous laver, lavez-vous. » (2)
Ibn Abbās — qu’Allah l’agrée — rapporte également que le Messager d’Allah — que la paix et les bénédictions d’Allah soient sur lui — a dit : « Le mauvais œil est une réalité, le mauvais œil est une réalité : il fait même descendre une haute montagne. » (3)
(1) Authentique : al-Bukhārī l’a rapporté dans le chapitre « De celui qui recourt à la cautérisation ou la pratique sur autrui, et du mérite de celui qui n’y recourt pas », d’après Muhammad ibn Fudayl, sous forme *mawqūf*. Abū Dāwūd (3884) et Ahmad (19407, 19428 et 19508) l’ont également rapporté d’après Mālik ibn Mighwal ; al-Tirmidhī (2057) et al-Humaydī dans son *Musnad* (871), dans l’édition que j’en ai établie, l’ont rapporté d’après Sufyān ibn Uyayna. Tous deux le transmettent de Husayn, d’après Āmir al-Sha'bī, d’après Imrān ibn Husayn, sous forme *marfū* (attribuée au Prophète), et sa chaîne est authentique. Ces versions divergent toutefois de celles de Hushaym et d’al-Rāzī, comme indiqué précédemment, puisque tous deux l’ont rapporté d’après Burayda. Cette divergence peut être présentée ainsi :
— Mālik ibn Mighwal chez Abū Dāwūd et Ahmad, et Sufyān chez al-Tirmidhī et al-Humaydī : d’après Imrān, sous forme *marfū* ;
— Muhammad ibn Fudayl chez al-Bukhārī : d’après Imrān, sous forme *mawqūf* ;
— al-Rāzī chez Ibn Mājah : d’après Burayda, sous forme *marfū* ;
— Hushaym chez Muslim et Ahmad : d’après Burayda, sous forme *mawqūf*. Cette dernière version est plus solide que celle d’al-Rāzī.
Il n’est toutefois pas nécessaire de privilégier une version tant qu’il est possible de les concilier. Peut-être al-Sha'bī l’a-t-il entendu aussi bien d’Imrān que de Burayda, puis l’a-t-il transmis des deux manières.
(2) Authentique : rapporté par Muslim (2188), al-Tirmidhī (2062), Ibn Abī Shayba dans *al-Musannaf* (23597) et al-Nasā'ī dans *al-Kubrā* (7620), tous par la voie de Wuhayb, d’après Ibn Tāwūs, d’après son père, d’après Ibn Abbās. La version d’Ibn Abī Shayba dans *al-Musannaf* est : « Le mauvais œil est une réalité ; si l’on demande à l’un de vous de se laver, qu’il le fasse. »
(3) Bon : rapporté par Ahmad (2473), qui dit : Abū Ahmad Muhammad ibn Abd Allāh ibn al-Zubayr nous a rapporté, d’après Sufyān al-Thawrī, d’après un homme, d’après Jābir, d’après Ibn Abbās.
Cette chaîne est faible : cet Abū Ahmad commet des erreurs dans les hadiths d’al-Thawrī, et le transmetteur dont al-Thawrī le tient est inconnu.
Ahmad (2676) et al-Hākim dans *al-Mustadrak* (7498) l’ont toutefois rapporté par la voie de Sufyān, d’après Duwayd, qui le tenait directement d’Ismā'īl ibn Thawbān, d’après Jābir ibn Zayd, d’après Ibn Abbās. Cette chaîne est bonne. Al-Bukhārī et Abū Dāwūd ont qualifié Duwayd de *layyin* (de fiabilité fragile). Abū Hātim a dit : « C’est un shaykh. » Ibn Hibbān a déclaré : « Ses transmissions sont fiables lorsque celui qui rapporte d’après lui est digne de confiance. » Fin de citation. Or, celui qui rapporte ici de lui est Sufyān, dont la mémoire et la rigueur ne sont plus à vanter. Al-Hākim a déclaré : « Ce hadith possède une chaîne authentique. » Le shaykh al-Albānī l’a jugé bon dans certains de ses ouvrages, et c’est l’avis correct. Il est en outre corroboré par un hadith rapporté d’après Alī — qu’Allah l’agrée.
أمنهم أنا يا رسول الله قال: نعم فقام آخر، فقال أمنهم أنا؟ قال: سبقك بها عكاشة. (١)
* حديث ابن عباس ﵁.
عن ابن عباس رضى الله عنهما عن النبى ﷺ قال: العين حق ولو كان شيء سابق القدر لسبقته العين وإذا استغسلتم فاغسلوا. (٢)
وعن ابن عباس أيضا رضى الله عنه قال: قال رسول الله ﷺ: العين حق, العين حق تستنزل الحالق. (٣)
(١) صحيح: أخرجه البخاري باب من اكتوى أو كوى غيره وفضل من لم يكتو. من حديث محمد بن فضيل. موقوفا. وأخرجه وأبو داود (٣٨٨٤) وأحمد (١٩٤٠٧ - ١٩٤٢٨ - ١٩٥٠٨) من حديث مالك بن مغول. والترمذي (٢٠٥٧) والحميدى فى مسنده (٨٧١) بتحقيقى من حديث سفيان بن عيينة , كلاهما عن حصين عن عامر الشعبي عن عمران بن حصين مرفوعا وإسناده صحيح ثم هم قد خالفوا هشيم والرازى كما تقدم فقد روياه عن بريدة. ويمكن النظر إلى هذا الخلاف بهذا الشكل:
مالك بن مغول وسفيان عند أبى داود وأحمد والترمذى والحميدى عن عمران مرفوعا
محمد بن فضيل عند البخارى عن عمران موقوفا
الرازى عند ابن ماجه عن بريدة مرفوعا
هشيم عند مسلم وأحمد عن بريدة موقوفا وهذه أرجح من رواية الرازى
ولا حاجة للترجيح ما أمكن الجمع ولعل الشعبى سمعه من عمران ومن بريدة كلاهما. وحدث به على الوجهين.
(٢) صحيح: أخرجه مسلم (٢١٨٨) والترمذى (٢٠٦٢) وابن أبى شيبة فى المصنف (٢٣٥٩٧) والنسائى فى الكبرى (٧٦٢٠) كلهم من طريق وُهَيْبٌ، عَنِ ابْنِ طَاوُوسٍ، عَنْ أَبِيهِ، عَنِ ابْنِ عَبَّاسٍ .. ولفظ ابن أبى شيبة فى المصنف: الْعَيْنُ حَقٌّ , وَإِذَا اسْتُغْسِلَ أَحَدُكُمْ فَلْيَغْتَسِلْ.
(٣) حسن: أخرجه أحمد (٢٤٧٣) قال حدثنا أبو أحمد محمد بن عبد الله بن الزبيرعن سفيان الثورى عن رجل عن جابر عن ابن عباس
وهذا سند ضعيف فأبو أحمد هذا يخطئ فى حديث الثورى وشيخ الثورى رجل مجهول.
لكن أخرجه أحمد (٢٦٧٦) والحاكم فى المستدرك (٧٤٩٨) من طريق سفيان عن دويد حدثنى اسمعيل بن ثوبان عن جابر بن زيد عن ابن عباس .. وهذا سند جيد: دويد لين قاله البخارى وأبوداود وقال أبو حاتم: شيخ. وقال ابن حبان: مستقيم الحديث إذا كان دونه ثقة. اهـ ودونه هنا سفيان وناهيك به حفظا وتثبتا. وقال الحاكم: هذا حديث صحيح الإسناد. وحسنه الشيخ الألبانى فى بعض كتبه وهو الصواب وله شاهد من حديث على رضى الله عنه.