Les preuves de l’effet du mauvais œil sur la personne enviée
Premièrement : les preuves tirées du Noble Coran
Allah, exalté soit-Il, dit au sujet des Juifs :
« Lorsqu’un Livre venant d’Allah leur parvint, confirmant ce qu’ils avaient déjà, alors qu’auparavant ils sollicitaient la victoire sur les mécréants, ils rejetèrent ce qu’ils reconnurent lorsque cela leur parvint. Que la malédiction d’Allah frappe donc les mécréants ! Quel détestable marché ils firent de leurs âmes en rejetant ce qu’Allah avait révélé, par jalousie à l’idée qu’Allah accorde de Sa grâce à qui Il veut parmi Ses serviteurs ! Ils encoururent ainsi colère sur colère, et un châtiment avilissant est réservé aux mécréants. » Al-Baqara (89-90)
Allah, exalté soit-Il, montre ainsi que l’envie et l’iniquité poussèrent les Juifs à rejeter la mission du Prophète — qu’Allah lui accorde la bénédiction et le salut —, car ils pensaient que la prophétie apparaîtrait parmi eux et qu’ils combattraient aux côtés du Prophète — qu’Allah lui accorde la bénédiction et le salut —, grâce auquel ils triompheraient des mécréants. Mais lorsque la prophétie advint conformément à ce qu’ils savaient, tout en étant accordée aux Arabes, ils les envièrent et refusèrent de croire. Ce verset prouve donc la réalité de l’envie et met en évidence ses funestes conséquences. Abū Ubayd al-Qāsim ibn Sallām a dit : « Dans le parler des Tamīm, baghyan signifie “par envie”. » (1)
Al-Qurtubī a dit : « La parole d’Allah, exalté soit-Il, baghyan signifie “par envie”, selon Qatāda et al-Suddī. Il s’agit d’un complément de cause à l’accusatif et, à proprement parler, d’un nom verbal. Selon al-Asmaī, ce mot dérive de leur expression baghā al-jarh (“la plaie s’est infectée”). On a également dit que son sens premier était la recherche ; c’est pourquoi la fornicatrice est appelée baghiyy. L’expression an yunazzila Allahu (“qu’Allah fasse descendre”) occupe une position syntaxique régie par l’accusatif, c’est-à-dire au sens de li-an yunazzila (“parce qu’Il fait descendre”) ; autrement dit, en raison du fait qu’Allah accorde Sa grâce à Son Prophète — qu’Allah lui accorde la bénédiction et le salut. Ibn Kathīr, Abū Amr, Yaqūb et Ibn Muhaysin ont lu an yunzila selon la forme légère. Ils ont adopté cette lecture dans toutes les autres occurrences du Coran, à l’exception de wa mā nunazziluhu (“et Nous ne le faisons descendre”) dans la sourate al-Hijr, et de alā an yunazzila āyatan (“à faire descendre un signe”) dans la sourate al-Anām. » Fin de citation. (2)