ses semblables tant qu’il n’a composé aucun livre ni écrit aucun poème. On a dit : “Quiconque compose un livre s’expose à l’éloge comme au blâme : s’il réussit, il devient la cible de l’envie et de la médisance ; s’il échoue, il s’expose aux injures et à la diffamation.” » Fin de citation.
J’espère donc qu’il procurera un bienfait dont je n’aurais pu espérer la moindre part si j’étais demeuré silencieux. Je demande à Allah de m’accorder de Sa grâce.
Pour conclure, je dirai : « Qu’Allah fasse miséricorde à celui qui considérera cet ouvrage avec équité et qui, y découvrant une erreur, me la signalera. Je suis assurément fondé à reprendre ces vers :
J’ai loué Allah lorsqu’Il guida mon cœur
Vers ce que j’ai exposé, malgré mon impuissance et ma faiblesse.
Qui donc m’indiquera mes erreurs, afin que je m’en détourne ?
Et qui voudra bien agréer ne serait-ce qu’une lettre ?
Je cherche refuge auprès du Seigneur de l’aube naissante contre le mal de ce qu’Il a créé, contre le mal de l’obscurité quand elle s’épaissit, contre le mal de celles qui soufflent sur les nœuds et contre le mal de l’envieux lorsqu’il envie. Je suis donc bien en droit de citer ces vers de l’un des hommes accomplis :
J’éprouve certes de la compassion pour mes envieux,
Tant les rancœurs oppressent leur poitrine. (1)
Ils contemplent ce qu’Allah a fait pour moi : leurs yeux sont au paradis,
Tandis que leurs cœurs sont en enfer.
Je n’y suis pour rien : j’ai voulu cacher mes mérites,
Mais c’est comme si je les avais suspendus au sommet d’un haut repère.
Cependant, celui qu’Allah assiste et qui place sa confiance en Lui ne saurait être atteint par l’envie des envieux. » (2)
Gloire et louange à Toi, ô Allah ! J’atteste qu’il n’est de divinité que Toi. Je Te demande pardon et me repens à Toi.
Rédigé par
Muhammad ibn Abd al-Muʿtī ibn ʿAlī ibn Ahmad Āl Sinjāb.
Dans la partie la plus reculée et la plus méridionale de la Haute-Égypte. Abū Tasht. Al-Salīmāt. Hameau de Bakkār.
Safar 1423 H
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