al-Ayn HaqqMuhammad ibn Abd al-Mu'ti

ses semblables tant qu’il n’a composé aucun livre ni écrit aucun poème. On a dit : “Quiconque compose un livre s’expose à l’éloge comme au blâme : s’il réussit, il devient la cible de l’envie et de la médisance ; s’il échoue, il s’expose aux injures et à la diffamation.” » Fin de citation.

J’espère donc qu’il procurera un bienfait dont je n’aurais pu espérer la moindre part si j’étais demeuré silencieux. Je demande à Allah de m’accorder de Sa grâce.

Pour conclure, je dirai : « Qu’Allah fasse miséricorde à celui qui considérera cet ouvrage avec équité et qui, y découvrant une erreur, me la signalera. Je suis assurément fondé à reprendre ces vers :

J’ai loué Allah lorsqu’Il guida mon cœur
Vers ce que j’ai exposé, malgré mon impuissance et ma faiblesse.
Qui donc m’indiquera mes erreurs, afin que je m’en détourne ?
Et qui voudra bien agréer ne serait-ce qu’une lettre ?

Je cherche refuge auprès du Seigneur de l’aube naissante contre le mal de ce qu’Il a créé, contre le mal de l’obscurité quand elle s’épaissit, contre le mal de celles qui soufflent sur les nœuds et contre le mal de l’envieux lorsqu’il envie. Je suis donc bien en droit de citer ces vers de l’un des hommes accomplis :

J’éprouve certes de la compassion pour mes envieux,
Tant les rancœurs oppressent leur poitrine. (1)
Ils contemplent ce qu’Allah a fait pour moi : leurs yeux sont au paradis,
Tandis que leurs cœurs sont en enfer.
Je n’y suis pour rien : j’ai voulu cacher mes mérites,
Mais c’est comme si je les avais suspendus au sommet d’un haut repère.

Cependant, celui qu’Allah assiste et qui place sa confiance en Lui ne saurait être atteint par l’envie des envieux. » (2)

Gloire et louange à Toi, ô Allah ! J’atteste qu’il n’est de divinité que Toi. Je Te demande pardon et me repens à Toi.

Rédigé par
Muhammad ibn Abd al-Muʿtī ibn ʿAlī ibn Ahmad Āl Sinjāb.

Dans la partie la plus reculée et la plus méridionale de la Haute-Égypte. Abū Tasht. Al-Salīmāt. Hameau de Bakkār.

Safar 1423 H
Téléphone : 6714326/096

(1) Ibn Kathīr indique dans *al-Bidāya wa-l-Nihāya* (12/21, éd. al-Rayyān) que ces vers sont du poète Abū al-Hasan al-Tihāmī. Le vers se lit ainsi : « J’éprouve certes de la compassion pour mes envieux, tant sont brûlantes les rancœurs que recèlent leurs poitrines. » (2) Al-Zurqānī (1055-1122 H) acheva par cette conclusion son ouvrage *Sharh Muwatta Mālik*. Qu’Allah leur fasse miséricorde à tous deux.
جنسه، ما لم يضع كتابا، أو لم يقل شعرا، وقد قيل: من صنف كتابا فقد استشرف للمدح والذم، فان أحسن فقد استهدف من الحسد والغيبة، وان أساء فقد تعرض للشتم والقذف .. اهـ فأرجو من نفعه مالم أكن أطمع فى بعضه لو سكت أسأل الله من فضله. وفى الختام أقول: " رحم الله من نظر بعين الإنصاف إليه ووقف فيه على خطأ فأطلعنى عليه وإنى لجدير بأن أنشد قول القائل: حمدت الله حين هدى فؤادى ... لما أبديت مع عجزى وضعفى فمن لى بالخطا فأرد عنه ... ومن لى بالقبول ولو بحرف وأعوذ برب الفلق من شر ما خلق ومن شر غاسق إذا وقب ومن شر النفاثات فى العقد ومن شر حاسد إذا حسد. فإنى لحقيق بأن أنشد قول من قال من أهل الكمال: إنى لأرحم حاسدى لفرط ما ... ضاقت صدورهم من الأوغار (١) نظروا صنيع الله بى فعيونهم ... فى جنة وقلوبهم فى نار لا ذنب لى قد رمت كتم فضائلى فكأنما علقتها بمنار لكن من يكن الله معينا له وتوكله عليه لا يضره حسد الحاسدين." (٢) وسبحانك اللهم وبحمدك أشهد أن لا إله إلا أنت أستغفرك وأتوب إليك. كتبه محمد بن عبد المعطى بن على بن أحمد آل سنجاب. أقصى الصعيد وأعلاه. أبوتشت. السليمات. نجع بكار. صفر ١٤٢٣ هـ هاتف ٦٧١٤٣٢٦/ ٠٩٦
(١) ذكر ابن كثير فى البداية والنهاية (١٢/ ٢١) ط الريان. هذه الأبيات لأبى الحسن التهامى الشاعر والبيت هكذا: إنى لأرحم حاسدى لحر ما ... ضمت صدورهم من الأوغار (٢) ختم الزرقانى (١٠٥٥ - ١١٢٢ هـ) بهذه الخاتمة كتابه شرح موطأ مالك رحمهما الله تعالى.

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