Statut de la ruqya appliquée aux animaux et aux choses inanimées
Si ce qui est envié est un animal, un bien, une maison, une culture, une voiture ou autre chose semblable, on récite la ruqya dans la maison ou sur la culture. S’il s’agit d’un animal, on le tient si cela est possible et l’on récite la ruqya sur lui. On peut également joindre ses paumes, souffler légèrement dedans après avoir récité les sourates protectrices, puis les passer sur l’animal. Cela suffit, et l’animal guérira par la permission d’Allah — exalté soit-Il. Cette pratique est bien plus bénéfique que de suspendre des objets susceptibles de conduire au polythéisme. Allah — exalté soit-Il — sait mieux.
Le principe en la matière est que la ruqya a une portée générale et n’est pas réservée aux êtres humains. Une restriction particulière ne peut être établie que par une preuve. Le mauvais œil peut atteindre l’être humain, l’animal et la maison. Il a d’ailleurs été ordonné à celui que son jardin émerveille de dire : « Telle est la volonté d’Allah ! Il n’est de force que par Allah », afin qu’il ne soit pas atteint par le mauvais œil.
On rapporte également que Suhaym ibn Nawfal a dit : « Nous étions auprès d’Abdullah et examinions des exemplaires du Coran, lorsqu’une jeune Bédouine vint trouver l’un d’entre nous et lui dit : “Untel a frappé ton poulain de son mauvais œil. Il tourne en rond, ne mange ni ne boit, n’urine ni ne défèque. Cherche donc quelqu’un qui pratique la ruqya pour lui.” Abdullah répondit : “Nous ne chercherons personne pour lui pratiquer la ruqya. Va plutôt le trouver, souffle quatre fois dans sa narine droite et trois fois dans la gauche, puis dis : ‘Il n’y a pas de mal. Seigneur des hommes, dissipe le mal et guéris ! C’est Toi le Guérisseur ; nul autre que Toi ne peut écarter le mal.’” L’homme se leva et partit. Nous étions encore là lorsqu’il revint et dit à Abdullah : “J’ai fait ce que tu m’as ordonné. À peine avais-je terminé qu’il s’est mis à manger, à boire, à uriner et à déféquer.” » (1)
Ce récit constitue donc un texte explicite concernant le traitement des animaux. Il est toutefois faible, et la preuve est établie par d’autres textes.