al-Ayn HaqqMuhammad ibn Abd al-Mu'ti

Statut de la ruqya appliquée aux animaux et aux choses inanimées

Si ce qui est envié est un animal, un bien, une maison, une culture, une voiture ou autre chose semblable, on récite la ruqya dans la maison ou sur la culture. S’il s’agit d’un animal, on le tient si cela est possible et l’on récite la ruqya sur lui. On peut également joindre ses paumes, souffler légèrement dedans après avoir récité les sourates protectrices, puis les passer sur l’animal. Cela suffit, et l’animal guérira par la permission d’Allah — exalté soit-Il. Cette pratique est bien plus bénéfique que de suspendre des objets susceptibles de conduire au polythéisme. Allah — exalté soit-Il — sait mieux.

Le principe en la matière est que la ruqya a une portée générale et n’est pas réservée aux êtres humains. Une restriction particulière ne peut être établie que par une preuve. Le mauvais œil peut atteindre l’être humain, l’animal et la maison. Il a d’ailleurs été ordonné à celui que son jardin émerveille de dire : « Telle est la volonté d’Allah ! Il n’est de force que par Allah », afin qu’il ne soit pas atteint par le mauvais œil.

On rapporte également que Suhaym ibn Nawfal a dit : « Nous étions auprès d’Abdullah et examinions des exemplaires du Coran, lorsqu’une jeune Bédouine vint trouver l’un d’entre nous et lui dit : “Untel a frappé ton poulain de son mauvais œil. Il tourne en rond, ne mange ni ne boit, n’urine ni ne défèque. Cherche donc quelqu’un qui pratique la ruqya pour lui.” Abdullah répondit : “Nous ne chercherons personne pour lui pratiquer la ruqya. Va plutôt le trouver, souffle quatre fois dans sa narine droite et trois fois dans la gauche, puis dis : ‘Il n’y a pas de mal. Seigneur des hommes, dissipe le mal et guéris ! C’est Toi le Guérisseur ; nul autre que Toi ne peut écarter le mal.’” L’homme se leva et partit. Nous étions encore là lorsqu’il revint et dit à Abdullah : “J’ai fait ce que tu m’as ordonné. À peine avais-je terminé qu’il s’est mis à manger, à boire, à uriner et à déféquer.” » (1)

Ce récit constitue donc un texte explicite concernant le traitement des animaux. Il est toutefois faible, et la preuve est établie par d’autres textes.

(1) *Da‘īf* (faible) : rapporté par Ibn ‘Abd al-Barr dans *al-Tamhīd* (6/238). Il dit : « ‘Abd al-Wārith nous a informés ; Qāsim nous a rapporté, Muhammad ibn ‘Abd al-Salām al-Khushanī nous a rapporté, Muhammad ibn Bashshār nous a rapporté, Mu’azzar nous a rapporté, Sufyān nous a rapporté, Husayn nous a rapporté d’après Hilāl ibn Yasāf, d’après Suhaym… » Cette chaîne de transmission est obscure : je n’ai trouvé aucune notice biographique de ‘Abd al-Wārith, de Qāsim, d’al-Khushanī ni de Mu’azzar. Quant à Suhaym, Ibn Abī Hātim lui a consacré une notice, sans mentionner à son sujet ni *jarh* (critique invalidante) ni *ta‘dīl* (attestation de fiabilité). Quant à ‘Abd Allah, il s’agit d’Ibn Mas‘ūd, qu’Allah l’agrée.
حكم رقية الحيوان والجماد إذا كان المحسود بهيمة أو متاعا أو بيتا أو زرعا أو سيارة ونحو ذلك فيقرأ الرقية فى البيت أو فى الزرع ويمسك بالبهيمة إن استطاع ويقرأ عليها الرقية ولو مع كفيه فنفث فيهما بالمعوزات ومسح على البهيمة وسعه ذلك وبرأت بإذن الله تعالى وهذا أنفعبكثير من تعليق ما قد يفضى إلى الشرك والله تعالى أعلم والأصل فى هذا أن الرقية للعموم غير مقيدة بجنس بنى آدم والخصوصيات لا تثبت إلا بدليل والعين تصيب الإنسان والحيوان والبيت وقد أمر المعجب بحديقته أن يقول " ماشاء الله لا قوة إلا بالله " حتى لا تصيبه العين. وما روى عن سحيم بن نوفل قال: كنا عند عبد الله نعرض المصاحف، فجاءت جارية أعرابية إلى رجل منا فقالت: إن فلانا قد لقع مهرك بعينه، وهو يدور في فلك، لا يأكل ولا يشرب، ولا يبول ولا يروث، فالتمس له راقيا، فقال عبدالله: لا نلتمس له راقيا، ولكن ائته فانفخ في منخره الأيمن أربعا، وفي الأيسر ثلاثا، وقل: " لا بأس أذهب الباس رب الناس اشف أنت الشافي لا يكشف الضر إلا أنت "، فقام الرجل فانطلق، فما برحنا حتى رجع، فقال لعبدالله: فعلت الذي أمرتني به، فما برحت حتى أكل وشرب وبال وراث. (١) فهذا نص فى علاج البهائم لكنه ضعيف والحجة تقوم بغيره.
(١) ضعيف: أخرجه ابن عبد البر فى التمهيد (٦/ ٢٣٨) قال: أخبرنا عبد الوارث حدثنا قاسم حدثنا محمد بن عبدالسلام الخشنى حدثنا محمد بن بشار حدثنا مؤزر حدثنا سفيان حدثنا حصين عن هلال بن يساف عن سحيم .. وهذا سند مظلم فلم أقف على ترجمة لعبد الوارث والقاسم والخشنى ومؤزر .. وسحيم ترجم له ابن أبى حاتم ولم يذكر فيه جرحا ولا تعديلا. وعبد الله هو ابن مسعود رضى الله عنه.

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