Il convient, à ce sujet, de se reporter aux ouvrages qui transmettent les hadiths authentiques et solidement établis du Prophète — paix et bénédictions sur lui —, loin des litanies innovées qu’ont inventées les soufis divagateurs de leurs diverses confréries. Il en va de même d’al-Ma’thūrāt de Hasan al-Bannā, qui contient des formules de rappel assemblées de toutes pièces et étrangères à la Sunna. Parmi les abrégés fiables et bien connus figurent Tuhfat al-Akhyār du cheikh Ibn Bāz — qu’Allah lui fasse miséricorde —, Hisn al-Muslim du cheikh Saīd al-Qahtānī, Sahīh al-Adhkār du cheikh al-Adawī et Mukhtasar al-Nasīha du cheikh al-Muqaddim. Quant aux grands ouvrages fondamentaux, tels que les recueils de Sunan et ceux consacrés aux pratiques du jour et de la nuit, ils constituent des références destinées aux spécialistes et nécessitent un travail de vérification, car ils renferment des traditions authentiques et d’autres qui ne le sont pas. Par la grâce d’Allah Très-Haut, ce travail a désormais été accompli dans des ouvrages tels que Sahīh al-Kalim al-Tayyib du cheikh al-Albānī — qu’Allah lui fasse miséricorde —, le référencement des hadiths des Adhkār d’al-Nawawī par le cheikh al-Arna’ūt, Sahīh Adhkār al-Nawawī du cheikh Salīm al-Hilālī, ainsi que bien d’autres. Ces ouvrages suffisent amplement.
Ibn al-Qayyim — qu’Allah lui fasse miséricorde — a dit dans Zād al-Maād : « Quiconque a fait l’expérience des invocations et des formules de protection connaît toute leur utilité et l’impérieux besoin que l’on en a. Elles empêchent l’effet du mauvais œil d’atteindre la personne visée et, s’il l’a déjà atteinte, elles le repoussent, à proportion de la force de la foi de celui qui les prononce, de la force de son âme et de sa disposition, de la puissance de sa confiance en Allah et de la fermeté de son cœur. Elles sont une arme, et l’efficacité d’une arme dépend de celui qui la manie. » Fin de citation.
Cela témoigne de sa profonde compréhension — qu’Allah Très-Haut lui accorde une immense miséricorde. Rares sont les gens qui saisissent que l’efficacité de l’arme dépend de celui qui la manie, en fonction de la force de la foi de celui qui pratique la ruqya (récitation protectrice).
Muhammad ibn Muflih a dit : « La personne atteinte du mauvais œil doit également être traitée au moyen de récitations protectrices tirées du Livre et de la Sunna, de demandes de protection et d’invocations. » (1)
Le cheikh Abd Allah al-Jibrīn — qu’Allah le préserve — a dit : « Parmi les causes de la multiplication des personnes atteintes de ces maladies — c’est-à-dire l’épilepsie, la sorcellerie, le mauvais œil et l’envie — figure le fait qu’elles négligent de se protéger par le rappel d’Allah, les litanies régulières et les invocations prescrites. » (2)
Une autre forme de protection relève de ce qu’il convient à celui qui porte le mauvais œil de faire : invoquer en faveur de la personne qu’il craint de voir atteinte par