96 - Al-Fadl ibn Ja‘far m’a rapporté ce récit, qu’il tenait de ‘Amr ibn ‘Uthmān ibn Sa‘īd ibn Kathīr ibn Dīnār, d’après son père, d’après ‘Abd Allāh ibn ‘Abd al-‘Azīz al-Zuhrī, d’après son frère Muhammad ibn ‘Abd al-‘Azīz, d’après al-Zuhrī, d’après ‘Abd al-Rahmān ibn Anas al-Sulamī, d’après al-‘Abbās ibn Mirdās :
« Je me trouvais à midi auprès de mes chamelles laitières lorsqu’apparut devant moi une autruche blanche portant un cavalier vêtu de blanc. Il me dit : “Ô ‘Abbās ibn Mirdās ! Ne sais-tu pas que le ciel est entouré de ses gardiens, que les djinns ont été contraints de ravaler leur souffle, que les chevaux ont déposé leurs tapis de selle, et que celui qui est venu apporter la vertu et la piété, le lundi, dans la nuit du lundi au mardi, est le maître de la chamelle al-Qaswā’ ?”
Je partis, terrifié par ce que j’avais vu et entendu, et me rendis auprès d’une de nos idoles appelée al-Dimār. Nous l’adorions, et l’on nous parlait de l’intérieur de cette idole. Je balayai ses abords, puis me frottai à elle. Soudain, une voix cria de l’intérieur :
[Mètre kāmil]
⦗93⦘ Dis à toutes les tribus de Sulaym :
Al-Dimār a péri, les gens de la mosquée ont triomphé !
Al-Dimār a péri, lui qui fut longtemps adoré,
Avant que l’on ne prie sur le Prophète Muhammad.
Celui qui apporta la prophétie et la bonne direction
Après le fils de Marie est de Quraysh et bien guidé.
Je partis alors, épouvanté, et rejoignis les miens. Je leur racontai cette histoire et les informai de ce qui s’était passé. Puis je me rendis avec trois cents hommes de mon peuple, les Banū al-Hārith, auprès du Messager d’Allah — qu’Allah le bénisse et lui accorde la paix — à Médine. Nous entrâmes dans la mosquée. Lorsque le Messager d’Allah — qu’Allah le bénisse et lui accorde la paix — me vit, il sourit et me dit : “Ô ‘Abbās, comment es-tu venu à l’islam ?” Je lui racontai ce qui m’était arrivé. Il me dit : “Tu as dit vrai.” Mon peuple et moi embrassâmes alors l’islam. »