77 - Hātim ibn al-Layth al-Jawharī nous a rapporté : Sulaymān ibn ‘Abd al-‘Azīz al-Zuhrī m’a rapporté : mon père, ‘Abd al-‘Azīz ibn ‘Imrān, m’a rapporté, d’après son oncle Muhammad ibn ‘Abd al-‘Azīz, d’après le père de ce dernier, d’après ‘Umar ibn ‘Abd al-Rahmān ibn ‘Awf, d’après ‘Abd al-Rahmān ibn ‘Awf, qui a dit :
« Lorsque le Messager d’Allah — qu’Allah le bénisse et lui accorde la paix — naquit, des djinns élevèrent la voix sur Abū Qubays et sur la montagne d’al-Hajūn, au pied de laquelle se trouve le cimetière et où les Quraysh enterraient leurs filles vivantes. Celui qui se trouvait sur cette dernière montagne déclama :
Je le jure : aucune femme n’a donné d’aussi noble descendance,
aucune femme, pas une seule, n’a enfanté
comme cette femme des Banū Zuhra, couverte de gloire,
noble et préservée de la bassesse des tribus.
Elle a enfanté Ahmad, le meilleur de toutes les tribus :
honneur à ce nouveau-né, et honneur à qui l’a engendré !
Celui qui se trouvait sur Abū Qubays déclama :
Ô habitants d’al-Bathā, ne vous méprenez pas ;
examinez les choses avec un esprit pénétrant.
Les Banū Zuhra comptent parmi les meilleurs d’entre vous,
au fil des âges comme aux premiers jours.
Elle est l’une des vôtres ; présentez-nous donc,
parmi les humains disparus ou ceux qui demeurent,
⦗75⦘ une femme étrangère à votre peuple qui lui ressemble,
et dont l’enfant soit l’égal du pieux Prophète. »