67 - Abū ‘Abd Allāh al-Taymī m’a rapporté, d’après Shurayh : J’ai entendu Yahyā ibn Bulayq al-Jammāl, qui était rattaché aux descendants de Wadī‘a ibn ‘Abd Allāh ibn Lu’ayy, raconter :
« Nous étions sur la route de La Mecque lorsqu’une soif intense nous saisit. Nous engageâmes alors un guide pour nous conduire à un endroit où, nous avait-on dit, se trouvait de l’eau. Tandis que nous marchions après le lever de l’aube, nous hâtant vers ce point d’eau, nous entendîmes soudain une voix qui disait : “Ne direz-vous donc pas cette invocation ?”
Yahyā poursuivit : Je lui répondis : “Et que devons-nous dire ?” La voix reprit :
“Ô Allah, tout bienfait, toute préservation ou toute faveur, dans notre religion ou notre vie ici-bas, dont nous jouissons ce matin, dont nous avons bénéficié par le passé ou bénéficierons dans le temps qui nous reste, vient de Toi seul, sans associé. Nous Te devons la louange ; c’est Toi qui nous combles de bienfaits et de grâce. À Toi la louange, aussi nombreuses soient-elles que les faveurs dont Tu nous as comblés, nous et l’ensemble de Tes créatures, venues de Toi, aussi loin que s’étend Ta science. Nulle divinité n’est digne d’adoration en dehors de Toi.”
Puis elle ajouta : “Cela va du commencement à la perpétuité.” »