66 - Abū ‘Abd Allāh al-Taymī m’a rapporté, d’après Shurayh, qu’un homme qui tenait compagnie à Bakr ibn Muhammad lui avait raconté : Bakr me dit :
« Une nuit du jeudi au vendredi, j’invoquai longuement Allah, Puissant et Majestueux, en répétant : “Ô Allah, accorde-moi demain, lorsque je me rendrai à la mosquée du vendredi, de rencontrer un homme dont la compagnie me sera profitable.”
Je partis donc pour la mosquée, mais personne ne m’accompagna. Lorsque j’arrivai à hauteur des deux murs, voici qu’apparut un vieillard : je ne saurais décrire la beauté de son visage, l’éclat de sa blancheur ou la suavité de son parfum. Je m’approchai de lui et lui demandai : “Ô homme, qu’y a-t-il de meilleur ?” Il me sourit et répondit : “Bienheureux celui qui vit longtemps et dont les œuvres sont bonnes !” Puis il marcha à mes côtés, sans que nous échangions un mot.
Lorsque nous arrivâmes sur l’esplanade de la mosquée, alors que les gens se pressaient aux ⦗66⦘ portes de celle-ci, il fit un geste de la main et me fit tourner, puis me dit : “Sache qu’Allah embrasse toute chose de Sa science.” Puis je ne le vis plus. »