58 — Ibrāhīm ibn Abd Allāh m’a rapporté, d’après Sa‘īd ibn Muhammad al-Jarmī : Abū Tumayla nous a rapporté : Zayd ibn Umar al-Taymī nous a rapporté : Mujālid ibn Sa‘īd nous a rapporté, d’après al-Sha‘bī, qui a dit :
« Safwān ibn Umayya se trouvait dans un cimetière lorsque des lumières apparurent, accompagnant un convoi funèbre. Quand les gens s’approchèrent du cimetière, il dit : “Regardez telle tombe.” Un homme entendit alors sortir de cette tombe une voix triste et douloureuse, qui disait :
“Qu’Allah nous réjouisse par cette voyageuse,
Et par ta venue nocturne jusqu’à nous, ô Amīna !
Quelle angoisse j’ai éprouvée devant les ténèbres de la tombe
Et l’étreinte de la terre, ô Amīna !”
Il rapporta aux gens ce qu’il avait entendu. Ils pleurèrent au point de mouiller leurs barbes de larmes. Puis il demanda : “Sais-tu qui est Amīna ?” Je répondis : “Non.” Il dit : “C’est celle que l’on porte sur la civière ; et celle-ci est sa sœur, morte l’année dernière.” Safwān dit alors : “Nous savons bien que le mort ne parle pas. D’où vient donc cette voix ?” »