Abū 'Abd al-Rahmān al-Qurashī m’a rapporté : al-'Alā' ⦗52⦘ ibn Abī al-Sahbā' al-Taymī m’a rapporté, d’après Sawwār ibn Mus'ab al-Hamdānī, d’après son père :
« Deux frères vivaient dans des maisons voisines et éprouvaient l’un pour l’autre une affection sans pareille. L’aîné partit pour Ispahan. À son retour, le cadet était mort. Il se rendit régulièrement sur sa tombe pendant sept mois. Lorsque sa propre fin approcha, une voix retentit derrière lui :
[Mètre sarī' (« rapide »)]
Ô toi qui pleures sur autrui,
Amende ton âme au lieu de le pleurer.
Celui dont tu pleures le départ,
Tu seras bientôt rangé à ses côtés.
Il se retourna, mais ne vit personne derrière lui. Il frissonna, fut pris de fièvre et se hâta de rentrer auprès des siens. Trois jours à peine s’écoulèrent avant qu’il ne meure. Il fut enterré à côté de son frère. Chaque lettre du mot yūshiku (« bientôt ») prononcé par la voix correspondit ainsi à un jour. »