162 - Muhammad ibn Sālih m’a rapporté, d’après Yahyā al-Tamīmī, d’après un vieil homme de Bāhila qui lui raconta : « Il y avait à Médine deux frères unis par une affection réciproque. Ils se brouillèrent, puis l’un d’eux mourut alors qu’ils étaient toujours en froid. Il fut enterré à al-Dawm. Le survivant passa près de sa tombe sans s’y arrêter ni saluer. Une voix l’interpella alors depuis la tombe :
[Mètre tawīl (long)]
Vraiment, tu traverses al-Dawm de nuit sans te croire tenu
D’adresser la parole aux gens d’al-Dawm !
Pourtant, à al-Dawm repose un homme qui, si tu avais reposé à sa place,
Se serait arrêté et aurait salué en passant auprès des gens d’al-Dawm.
On lui répondit :
Je compte les fautes que j’avais commises envers toi ;
Mais je ne fus pas, en cela, le pire ni le plus injuste.
Je t’ai délaissé durant ta vie, et je recherche à présent
Ta parole, alors que tu n’es plus que vestiges et ossements.
Il ajouta : l’un des deux avait juré de ne plus parler à son compagnon et était mort avant de lui avoir reparlé. »