161 - Et ‘Abd al-Hamīd m’a rapporté, d’après ‘Abd al-Rahmān ibn Zayd, d’après ‘Ā’isha, qui a dit : « Les djinns se lamentèrent sur ‘Umar trois jours avant qu’il ne fût tué. » Elle rapporta ces vers :
[Mètre tawīl (long)]
« Qu’Allah récompense généreusement ce chef, et que la Main d’Allah bénisse
Ce corps lacéré !
Tu assumas la conduite des affaires, puis laissas après toi
Des calamités encore enfermées dans leurs enveloppes, non écloses.
Quiconque courrait ou monterait sur les ailes d’une autruche
Pour égaler tes œuvres d’hier resterait devancé.
⦗129⦘ Je ne craignais pas qu’il trouvât la mort
Des mains d’un homme audacieux aux yeux bleus, aux paupières tombantes.
Ah ! cet homme tué à Médine ! Pour lui, la terre s’est assombrie,
Et les grands arbres ont tremblé jusque dans leurs troncs.
Que mon Seigneur t’accueille d’un salut dans les jardins du Paradis,
Et te revête d’un habit du Paradis que rien n’a déchiré. »