158 - Al-Hasan ibn Jumhūr m’a rapporté : Ibn Abī Uways m’a rapporté, d’après ‘Abd al-‘Azīz ibn Abī Salama al-Mājishūn, d’après son oncle, d’après Mu‘ādh ibn ‘Ubayd Allāh ibn Ma‘mar, qui a dit :
J’étais assis auprès de ‘Uthmān ibn ‘Affān lorsqu’un homme vint lui dire :
« Ne te raconterais-je pas, ô Commandeur des croyants, un fait étonnant ? Alors que je me trouvais dans telle contrée désertique, deux tourbillons s’avancèrent, l’un venant d’un côté, l’autre de l’autre. Ils se rencontrèrent, s’affrontèrent, puis se séparèrent. L’un était plus grand que l’autre. Je me rendis sur le lieu de leur affrontement et y trouvai des serpents en une quantité telle que jamais mes yeux n’en avaient vu autant. Une odeur de musc se dégageait de l’un d’eux. Je me mis à retourner les serpents pour voir duquel elle provenait : c’était un petit serpent jaune et mince. Je supposai que cela tenait à quelque mérite en lui ; je l’enveloppai donc dans mon turban, puis l’enterrai. Je lui rapportai ce que j’avais vu et constaté. Il répondit :
“Tu as certes été bien guidé. C’étaient deux tribus de djinns, les Banū al-Shaysabān et les Banū Uqaysh. Elles se sont rencontrées et ont combattu, faisant parmi elles les morts que tu as vus. Celui que tu as enterré est mort en martyr. Il était l’un de ceux qui avaient entendu la Révélation ⦗128⦘ de la bouche du Messager d’Allah — qu’Allah le couvre d’éloges et le salue.” »