133 — Al-Hasan ibn ‘Arafa al-‘Abdī nous a rapporté : Ibrāhīm ibn Sulaymān, Abū Ismā‘īl al-Mu’addib, m’a rapporté, d’après al-A‘mash, d’après Zayd ibn Wahb, qui a dit :
« Nous étions partis en expédition et avions fait halte sur une île où se trouvaient de grands terriers. Un homme du groupe dit : “Je vois de grands terriers ; vous risquez de nuire à ceux qui s’y trouvent.” Ils déplacèrent donc leurs feux.
Durant la nuit, quelqu’un vint trouver cet homme et lui dit : “Tu as protégé nos demeures. Nous allons donc t’enseigner un savoir médical dont tu tireras profit : lorsqu’un malade te décrira son mal, le remède qui te viendra à l’esprit sera bien celui qui lui convient.”
Il dit : On venait alors le consulter dans la mosquée de Kūfa.
Il raconta : Un homme au ventre très volumineux vint me trouver et me dit : “Indique-moi un remède, car je suis dans l’état que tu vois, que je mange ou non.” Il dit alors : “N’êtes-vous pas étonnés de cet homme ? Il me consulte alors qu’il mourra aujourd’hui à l’heure de la sieste !”
L’homme repartit, puis revint le trouver à l’heure annoncée, alors que des gens étaient auprès de lui. Il déclara : “Cet homme est un menteur !” Il répondit : “Demandez-lui ce qu’est devenu son mal.” L’homme dit : “Il a disparu.” Il dit alors : “C’est moi qui lui ai fait peur en lui disant cela.” »