126 — ‘Abd Allāh ibn ‘Amr al-Balkhī m’a rapporté : Muhammad ibn Abī al-Wazīr m’a rapporté : Ismā‘īl ibn Ibrāhīm al-Hāshimī m’a rapporté : al-Maryamī m’a rapporté :
« J’avais coutume de chasser les ânes sauvages. Un jour, je sortis et construisis une cabane à ⦗115⦘ l’endroit où ils venaient boire. Arrivé au point d’eau, j’ajustai mes flèches, lorsque j’entendis soudain une voix appeler : “Ô Munhalla, tes ânes !” Tous les ânes sauvages prirent alors la fuite.
Je repartis, accompagné d’une esclave nommée Marjāna et de deux ânes. J’attachai ceux-ci derrière la montagne, encochai ma flèche et m’assis pour les surveiller. Lorsque les ânes sauvages apparurent, je n’eus pas à attendre : je tirai sur eux et abattis l’un d’entre eux. Je récitai alors :
[Mètre sarī‘]
Munhalla a perdu son âne !
J’ai lancé à sa suite une forte flèche qui s’est élancée,
Pareille à l’abdomen d’une abeille surplombant une corbeille de dattes.
Marjāna a perdu son âne !
J’ai lancé à sa suite une belle et forte flèche,
D’une main gauche serrée sur son arc de shiryān.
L’esclave dit alors : “Mon maître ! Par Allah, l’un des deux ânes est mort !” »