5- Il dit : Abû al-Muwaffaq Muhammad ibn Muhammad an-Nîsâbûrî nous en a informés ; Ahmad ibn Muhammad ibn al-Azhar nous le rapporta ; Ahmad ibn Marwân al-Mâlikî le transmit ; ‘Abd Allâh ibn Maslama al-Qan‘abî nous le communiqua ; Suhayl rapporta que l’imâm ash-Shâfi‘î — qu’Allâh lui fasse miséricorde — déclara :
« Il n’est pas permis à quiconque d’émettre une fatwâ dans la religion d’Allâh, à moins d’être un homme versé dans le Livre d’Allâh : connaissant ses passages abrogeants et abrogés, ses versets explicites et ceux qui prêtent à équivoque, son interprétation et les circonstances de sa révélation, ce qui fut révélé à La Mecque et ce qui le fut à Médine, l’intention du Texte et la raison de sa descente.
Il doit, en outre, être averti des hadiths du Messager d’Allâh ﷺ, discerner là aussi ce qui abroge et ce qui est abrogé, et connaître des hadiths ce qu’il connaît déjà du Coran.
Il lui faut encore maîtriser la langue arabe — et même la poésie — ainsi que tout ce dont le savoir a besoin pour saisir la Révélation, tout en faisant preuve d’équité et de concision dans la parole.
Après cela, il doit avoir une vue d’ensemble des divergences des savants des différentes contrées et posséder, par-dessus tout, une sagacité naturelle.
Lorsqu’il réunit ces conditions, il peut alors prendre la parole et rendre des avis sur le licite et l’illicite ; s’il ne les réunit pas, qu’il se contente de parler de science sans délivrer de fatwâ. »