54 – Abû al-Ḥusayn al-Yûsufî nous a transmis ce qui suit ; Abû al-Ḥasan az-Zaʿfarânî, Aḥmad b. ʿAlî al-Ḥâfiẓ, al-Ṣaymarî, Abû al-Qâsim ʿAbd Allâh b. Muḥammad al-Shâhid, Makram b. Aḥmad, Aḥmad ʿAṭiyya puis Muḥammad b. Samâʿa l’ont relayé. Ce dernier déclara : « J’ai entendu Abû Yûsuf dire : “J’ai entendu Abû Ḥanîfa affirmer : Quiconque s’exprime sur une question de savoir religieux et l’endosse, tout en pensant qu’Allah – exalté soit-Il – ne l’interrogera pas : ‘Comment as-tu rendu ton avis au sujet de Ma religion ?’, celui-là a pris sa propre personne et sa religion à la légère.” »
[Et Ibn ʿAṭiyya ajouta : Muḥammad b. Samâʿa nous a rapporté, d’après Abû Yûsuf, qu’il avait entendu Abû Ḥanîfa dire :] « N’eût été la crainte, devant Allah, que le savoir ne se perde, je n’aurais jamais donné d’avis juridique à quiconque : eux en tireraient l’avantage, tandis que nous en porterions le fardeau ! »