3- ‘Abd al-Ḥaqq nous a informés ; Ibn Marzūq nous l’a transmis ; Aḥmad ibn ʿAlī ibn Thābit al-Khaṭīb nous l’a rapporté ; il a dit :
« Les sources premières des jugements en droit révélé sont au nombre de quatre :
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La connaissance du Livre d’Allah et des prescriptions qu’il renferme, qu’elles soient explicites ou équivoques, d’application générale ou particulière, formulées de façon concise ou détaillée, abrogeantes ou abrogées.
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La science de la sunna établie du Messager d’Allah ﷺ – ses paroles comme ses actions – en identifiant les modes de transmission, qu’ils soient de masse (mutawâtir) ou isolés (âhâd), leur authenticité ou leur faiblesse, et en distinguant ce qui s’y rapporte à une circonstance déterminée de ce qui est énoncé sans restriction.
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La connaissance des avis des premières générations, tant de ce sur quoi elles ont été unanimes que de ce dans quoi elles ont divergé, afin de suivre leur consensus et d’exercer l’effort d’interprétation lorsque subsiste la divergence.
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La science du qiyâs (analogie), qui ramène les cas particuliers non explicités aux principes clairement énoncés dans les textes et admis par le consensus, de sorte que le mufti dispose d’une voie vers la connaissance des statuts des situations nouvelles et puisse distinguer le vrai du faux. Le mufti ne peut se dispenser d’aucun de ces éléments, et il ne lui est pas permis d’en négliger la moindre part. »