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Une fois cette génération disparue, et avec elle ceux qui maîtrisaient parfaitement les sciences et réunissaient les conditions de l’ijtihâd, leur succéda un groupe de juristes. Ceux-ci se contentèrent d’imiter les Anciens pour déclarer authentique le hadith qu’ils citaient à l’appui de leurs avis. Ils s’en remettaient aux ouvrages rédigés par leurs prédécesseurs, tels que les « Masânîd » et les « Sunan », bien que ces recueils contiennent des éléments qu’il n’est pas permis de suivre aveuglément.
Puis vinrent d’autres personnes dont l’ardeur ne suffisait même plus à consulter les livres compilés par les premiers ; ils en vinrent donc à reproduire de simples taʿlîqât (fragments cités) dans le domaine du hadith, ce qui est loin de suffire : il est fréquent en effet qu’un hadith figurant dans ces taʿlîqât n’ait jamais été prononcé par le Messager d’Allah ﷺ. Pis encore, il se trouve dans les Sunan elles-mêmes plus d’un hadith transmis avec une chaîne sur laquelle il n’est pas permis de s’appuyer. Ainsi, par exemple :
35 – Le récit selon lequel le Messager d’Allah ﷺ aurait dit à ʿÂʾisha – alors qu’elle avait réchauffé de l’eau au soleil : « Ne le fais pas, car cela provoque la leucodermie (al-baras). »