Au nom d’Allah, le Tout-Miséricordieux, le Très-Miséricordieux.
Louange à Allah qui nous a favorisés, par l’abondance des sciences, par rapport aux autres nations, et nous a accordé une acuité de compréhension qu’Il ne leur a pas donnée. Que la prière d’Allah soit sur notre Prophète Muhammad, parvenu au summum de l’honneur parfait, ainsi que sur ses Compagnons et sur ceux qui les suivent, prière incessante.
Ceci dit :
Allah – exalté soit-Il – nous a gratifiés du Coran, qu’Il a sauvegardé de toute altération ou falsification, et de la sunna, pour la protection de laquelle Il suscita des savants chargés de la défendre contre toute imposture. Il nous a permis d’en extraire le fiqh, cette science noble ; cependant, celle-ci n’est accordée qu’à celui qui a mémorisé le Coran et la sunna et reçu une compréhension subtile.
Les savants des premières générations ne se consacraient à la fatwâ qu’après avoir rempli toutes ses conditions : ils connaissaient le Coran par cœur, distinguaient l’abrogeant de l’abrogé, l’explicite de l’ambigu, le particulier du général ; ils approfondissaient ses sciences, maîtrisaient la langue arabe et les hadiths transmis, examinaient la probité de leurs rapporteurs afin de séparer l’authentique du faible, l’abrogeant de l’abrogé, et s’aventuraient même dans des disciplines non obligatoires, de crainte qu’une question nécessitant ces connaissances ne se présente.