189 — Le suivi d’autrui n’est obligatoire qu’à l’égard de celui qui donne un ordre, à savoir le Messager — qu’Allah le couvre d’éloges et le préserve —, ainsi que ses Compagnons lorsqu’ils sont unanimes. Lorsque le Prophète — qu’Allah le couvre d’éloges et le préserve — ordonne une chose, il nous incombe de lui obéir dans ce qu’il ordonne et interdit. S’il accomplit un acte sans l’ordonner ni l’interdire, nous pouvons le prendre pour modèle en cela, hormis ce dont il a indiqué — qu’Allah le couvre d’éloges et le préserve — que cela lui était exclusivement réservé. Lorsque les Compagnons sont unanimes, leur position doit être acceptée. S’ils divergent sur le caractère licite ou interdit d’une chose, il n’est pas permis d’adopter un avis qui sorte de l’ensemble de leurs positions : nul ne saurait les contredire tous, mais il peut suivre certains d’entre eux plutôt que d’autres.
190 — Tout ce qu’Allah le Très-Haut a dit s’entend au sens propre et non au sens figuré, sauf si la communauté s’accorde à reconnaître qu’un passage est figuré, comme dans Sa parole : « Interroge la cité », c’est-à-dire ses habitants.
En revanche, Ses paroles : « Allah parla à Moïse de vive voix », « Lorsque ton Seigneur dit aux anges » et « Nous dîmes : “Ô Adam !” », ainsi que les passages similaires, s’entendent au sens propre et non au sens figuré.
191 — Les attributs d’Allah le Très-Haut ne doivent pas être soumis aux jugements de la raison ni aux raisonnements analogiques. Allah ne peut être décrit que par ce dont