la preuve, aucun énoncé de portée générale de l’un ou de l’autre n’est ramené à une portée particulière, ni aucun énoncé de portée particulière à une portée générale.
184 — Allah — Très-Haut — dit : « Obéissez à Allah et obéissez au Messager. » Il dit également : « Ce que le Messager vous donne, prenez-le, et ce qu’il vous interdit, abstenez-vous-en. » Il dit encore : « Ô vous qui croyez ! Ne devancez pas Allah et Son Messager », « Ne suis pas ce dont tu n’as aucune connaissance » et : « Dis : “Il ne m’appartient pas de le modifier de mon propre chef.” »
Ainsi, lorsqu’Allah décide d’une chose, la déclare ou l’ordonne, nous disons : « Nous avons entendu et nous avons obéi. » Et lorsque le Messager — qu’Allah le couvre d’éloges et le préserve — déclare une chose, l’ordonne ou l’interdit, son ordre et son interdiction s’imposent, conformément à la parole du Très-Haut : « Obéissez à Allah et obéissez au Messager. » Nous disons alors : « Nous croyons et nous suivons le Messager. »
Lorsque les musulmans s’accordent unanimement sur une chose, leur consensus constitue une preuve. Il est la bonne direction, et nulle autre voie ne doit être suivie, car il est la voie des croyants. Allah — Très-Haut — dit : « Quiconque s’oppose au Messager après que la bonne direction lui est apparue… » — et la suite du verset.
Lorsqu’ils divergent, il faut revenir au Livre d’Allah — Très-Haut —, comme Il nous l’a ordonné dans Sa parole : « Quel que soit le sujet de votre divergence, son jugement appartient à Allah. » Cela signifie que son explication se trouve dans Son Livre, dans les paroles de Son Prophète ou dans le consensus des musulmans.
185 — Le consensus constitue une preuve : aucune erreur ne peut l’entacher et aucune déficience ne peut l’affecter. Il porte sur ce dans quoi il ne saurait être permis qu’il y ait