une récompense ; s’il accomplit cet acte, dix récompenses lui seront accordées, et Allah multiplie encore pour qui Il veut. Quant à celui qui envisage une désobéissance relevant des actes corporels, comme la consommation d’une boisson interdite, la fornication, le vol ou quelque acte semblable, elle ne sera pas inscrite à sa charge tant qu’il ne l’aura pas commise. S’il la commet, une seule mauvaise action sera inscrite contre lui.
176 — Allah — Très-Haut — dit : « Quiconque viendra avec une bonne action en recevra dix fois l’équivalent », jusqu’à la fin du verset. Ce verset concerne les croyants.
Le terme « mauvaise action » recouvre ici toutes les mauvaises œuvres, à l’exception de l’associationnisme. Quiconque envisage une désobéissance relevant des actes du cœur, lesquels ne s’accomplissent pas par les autres membres — comme l’associationnisme, l’adhésion à une innovation religieuse ou la rupture de l’un des engagements de foi mentionnés précédemment —, se la verra inscrire à sa charge, car il s’agit précisément d’un acte du cœur et non d’un autre membre.
Allah — Très-Haut — dit : « Allah ne vous tient pas rigueur pour vos serments prononcés à la légère, mais Il vous tient rigueur de ce que vos cœurs ont acquis. »
177 — Quiconque délaisse la prière, l’aumône légale, le jeûne ou toute autre obligation qui lui a été imposée, après en avoir reconnu le caractère obligatoire, puis en nie l’obligation, est mécréant. S’il en reconnaît le caractère obligatoire, mais refuse de s’en acquitter, on l’y contraindra jusqu’à ce qu’il le fasse. S’il persiste dans son refus, il sera combattu pour cela. Enfin, s’il en reconnaît le caractère obligatoire et affirme s’en être acquitté, on le croira sur parole à ce sujet, et Allah lui demandera des comptes.