et l’équité. Il faut cesser de lui obéir dans toute affaire où il se rend coupable d’injustice, d’iniquité, de désobéissance ou d’innovation religieuse. Ces agissements n’obligent toutefois ni à le destituer ni à se soulever contre lui.
167 — L’obéissance aux dirigeants, qu’ils soient vertueux ou pervers, s’impose dans huit domaines : la prière, l’aumône légale, le jeûne, le pèlerinage, le djihad, les mesures de capacité, les poids et les jugements. Quiconque, sans être des leurs, leur dispute ces prérogatives et revendique l’imamat doit être combattu, et il faut s’opposer à lui. Il n’est permis ni de prier derrière lui, ni de lui remettre l’aumône légale, ni d’accomplir le pèlerinage ou le djihad à ses côtés, ni de faire célébrer un mariage par lui, ni de s’en remettre à son jugement. Tout cela est au contraire nul et rejeté, même s’il agit avec équité. Allah n’accepte de lui aucune œuvre, qu’elle soit obligatoire ou surérogatoire, ni de quiconque l’aide en cela. Ceci fait l’objet d’un consensus.