de l’instituer relève des obligations collectives : dès lors que certains s’en acquittent, les autres en sont déchargés, à l’instar du djihad, de la prière funéraire, du commandement du convenable et de l’interdiction du blâmable, de la compilation du Coran et d’autres obligations semblables.
Il est obligatoire de se soumettre aux imams, de les écouter et de leur obéir dans la difficulté comme dans l’aisance, dans ce qui plaît comme dans ce qui déplaît, ainsi que de les honorer et de les respecter. Il en va de même de l’obéissance à leurs lieutenants et à leurs représentants : gouverneurs, juges, autorités, agents administratifs, collecteurs de l’aumône légale, percepteurs de l’impôt foncier et des autres recettes, ainsi que tous ceux auxquels ils délèguent une affaire relevant de leur autorité. Il n’est pas obligatoire de se soulever contre l’imam ni de s’opposer à eux. Cela fait l’objet d’un consensus concernant l’imam juste et droit.
166 — Quant à celui d’entre eux qui s’écarte de cette voie par l’injustice ou l’iniquité, en suspendant l’application d’une peine légale ou en commettant un péché, il faut l’exhorter, lui rappeler Allah — Très-Haut —, l’appeler à Lui obéir et insister auprès de lui pour qu’il fasse respecter le droit et régner la justice,