Chapitre : (Des récits isolés)
156 — Ils professent que la plénitude et la perfection de la sunna impliquent d’accepter le récit isolé, de s’y tenir fermement et d’agir conformément à ce qu’il prescrit, qu’il émane d’un homme ou d’une femme parmi les Compagnons, dès lors qu’un transmetteur dont la fiabilité est reconnue le rapporte d’un autre de même qualité, jusqu’à ce que la chaîne de transmission remonte, par l’intermédiaire d’un Compagnon ou d’une Compagnonne, au Prophète — qu’Allah prie sur lui et le salue. Cela vaut à condition qu’aucun récit de même valeur ne le contredise, qu’aucune tradition ne l’ait abrogé et qu’il n’y ait pas unanimité pour en délaisser l’application.
157 — Allah — glorifiée soit Sa majesté — dit : « Ô vous qui croyez ! Si un pervers vous apporte une nouvelle, vérifiez-la, de crainte que vous ne portiez atteinte à des gens par ignorance. » Cela indique que le récit d’un transmetteur intègre n’a pas à faire l’objet d’une vérification. En effet, si le pervers et l’homme intègre étaient placés sur un pied d’égalité, il n’y aurait aucun intérêt à mentionner spécialement le pervers.