, conformément à ce qu’exige l’analogie.
Ne vois-tu pas que, lorsque les négateurs du décret ont scruté par leurs propres opinions le décret d’Allah – qui demeure Son secret – et l’ont soumis à leurs raisonnements analogiques, leur esprit leur a suggéré de tirer argument de la perception innée de la justice que le Créateur a implantée dans la nature humaine pour régler les rapports des créatures entre elles, et d’ériger ce critère en arbitre entre Allah et le serviteur ? Ils ont alors prôné le laisser-faire et le désintérêt divins, attribuant aux hommes des actes qu’Allah ne veut pas et la capacité de réaliser ce qu’Il ne désire pas, comme s’ils n’avaient jamais entendu le consensus universel affirmant : « Tout ce qu’Allah veut se produit, et ce qu’Il ne veut pas ne saurait advenir. » Ils ont objecté : « Comment pourrait-Il égarer, châtier, vouloir, détester, transformer ou imposer des obligations ? Celui qui agirait ainsi ne se rendrait-il pas coupable de l’injustice la plus flagrante ? »
Ils ont oublié ce qui leur incombe face à la divergence entre ces deux critères, et que celui qui ne possède qu’une partie n’est