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Un homme docile : il a simplement entendu un groupe parler et a répété leurs propos. Jamais il ne se ravise ni ne revient sur sa position, car il n’a pas adopté l’affaire après examen pour s’en détourner ensuite par un nouvel examen.
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Un homme que grise la fierté du commandement, que soutiennent l’allégeance de ses compagnons et l’amour de la renommée : rien ne pourra le ramener ni courber sa bride, hormis Celui qui l’a créé, s’Il le veut. Revenir en arrière impliquerait pour lui d’avouer son erreur et de reconnaître son ignorance ; son orgueil le lui interdit. De plus, cela disperserait le groupe, romprait l’ordre établi et diviserait des frères que la doctrine avait soudés. Les âmes n’acceptent pareille issue que si Allah les préserve et les sauve.
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Un homme en quête de juste orientation : il recherche l’agrément d’Allah dans son action, sans craindre le reproche des censeurs. La séparation ne l’effraie pas, l’orgueil ne l’écarte pas de la vérité. C’est à celui-là que s’adresse notre parole ; c’est lui que nous visons.
Je n’ai pas jugé convenable que cet ouvrage se limite à ce seul chapitre. J’ai donc fait précéder mon propos de l’exposé – fût-il bref – de certaines interprétations que les jahmiyya (jahamites) ont données du Livre et de la Sunna, afin de louer Allah Très-Haut pour le bienfait [qu’Il nous accorde] et de savoir que la vérité se passe d’artifice. Dans la plupart de ma réfutation, je ne m’écarte guère de la voie de la langue.
(ar-Raddu ʿalâ Nufâti al-Qadar : Réfutation des négateurs du décret)
Quant au kalâm (dialectique théologique), il n’est pas de notre ressort, et nul n’a davantage péri que ceux qui s’y sont livrés en prétendant porter la religion par ce moyen.