le Coran ; et que quiconque affirme : « la récitation est incréée » déclare par là même que les actes des serviteurs ne sont pas créés.
Lorsque cette perplexité survint et que cette épreuve s’abattit sur la communauté, les gens se tournèrent vers leurs savants et les personnes avisées, mais ceux-ci ne tombèrent pas d’accord.
Un premier groupe dit : « La récitation est un pur acte ; elle est créée comme tous les autres actes des serviteurs, tandis que le Coran est autre qu’elle. » Ils comparèrent la récitation et le Coran à la relation entre le fait de frapper et ce qui est frappé, ou entre le fait de manger et ce qui est mangé, et un certain nombre de personnes les suivirent.
Un second groupe déclara : « Elle est le Coran lui-même ; et celui qui affirme que la récitation est créée affirme du même coup que le Coran est créé. » Là encore, des partisans se rangèrent à leur avis.
Un troisième groupe estima : « Il s’agit d’une innovation ; jamais les gens n’en ont parlé, jamais ils ne se sont imposé ce genre de spéculation ni ne s’y sont adonnés. »
Quant aux récits transmis d’Abû ʿAbd Allâh Aḥmad ibn Ḥanbal, ils divergent, et nous avons constaté que chaque camp