du cheval, le ḥadith d’Arafat et d’autres récits analogues, tous fabriqués de toutes pièces ; ils estimaient qu’y souscrire relevait de la sunna et que les récuser était suspect. Les deux camps se trompent. Allah a fait de la voie moyenne le rang de l’équité ; Il a proscrit l’excès dans les affaires de notre religion les plus inférieures à Ses Attributs, a fortiori dans ce qui touche à Ses Attributs. Il nous a déchargés de la spéculation sur le comment : comment Il est, comment Il détermine, comment Il crée. Il ne nous a pas astreints à ce qu’Il n’a pas inscrit dans notre nature ni mis à notre portée.
Résumé de la croyance des Anciens quant aux Attributs
La position équilibrée au sujet de ces récits est de croire en ce qui en est authentifié par la transmission de narrateurs dignes de confiance : nous affirmons donc la Vision, la Manifestation, qu’Il s’étonne, qu’Il descend jusqu’au ciel le plus bas, qu’Il s’est établi sur le Trône, l’existence du nafs et des deux mains, sans jamais leur assigner modalité ni limite et sans étendre par analogie ce que la Révélation n’a pas apporté. Nous espérons, en tenant cette parole et cette conviction, suivre demain – si Allah le veut – la voie du salut.