c’est-à-dire : d’argile. Ils ont même cité un vers, inconnu, dont on ne sait ni le texte exact ni l’auteur :
« Le grain germe entre l’eau et l’argile. »
Comme le verset : « Il a créé l’homme d’impatience » (Coran 21 : 37) les déroutait, ils ont imaginé ce subterfuge. Or il s’agit d’une simple inversion : le sens voulu est qu’Il a fait naître l’impatience de l’homme, et l’on trouve beaucoup d’exemples de ce type.
(Réfutation de ceux qui nient la khulla d’Allah)
Ils ont ensuite prétendu, pour « préserver » la transcendance d’Allah, qu’Il ne saurait être le Khalîl – l’Ami intime – d’une créature, puisque, disent-ils, la khulla n’est qu’une forme d’amitié. Ainsi, au sujet de la parole du Très-Haut : « Allah prit Abraham pour Khalîl » (Coran 4 : 125), ils l’ont expliquée par : « Il l’a pris pour quelqu’un de dépendant de Lui », rattachant le terme à la racine khalla, avec la voyelle brève sur le khâʾ. Ils ont appuyé leur thèse sur ce vers de Zuhayr :
« Si un khalîl vient à lui le jour où il sollicite,
il dit : “Ni absent, ni sacré, mon bien est là.” »
c’est-à-dire : un pauvre. Honte à de tels raisonnements et à pareille vision ! N’ont-ils donc pas entendu, malheur à eux, qu’il existe un consensus