attendant. Toutefois, on peut dire : « ana laka nâẓir », c’est-à-dire : « je t’attends » ; en revanche, on ne dit pas : « ana ilayka nâẓir » pour signifier « je t’attends », sauf si l’on parle bien du regard de l’œil.
Or Allah déclare : « Ce jour-là, des visages seront resplendissants, regardant leur Seigneur » (Coran 75 : 22-23). Il n’a pas dit : « … à leur Seigneur », formulation qui aurait laissé place à l’interprétation qu’ils proposent.
Quant à leur manière d’écarter la vision oculaire en invoquant la parole du Très-Haut : « Les regards ne Le saisissent pas, alors que Lui saisit tous les regards » (Coran 6 : 103), ainsi que la requête de Moïse – sur lui la paix – : « Seigneur, montre-Toi à moi pour que je Te regarde » – et la réponse : « Tu ne Me verras pas » (Coran 7 : 143) –, il faut comprendre que ces deux passages concernent la vie d’ici-bas. En ce monde, le Très-Haut s’est voilé à l’ensemble de Sa création ; mais, le Jour du Jugement et de la Rétribution, Il Se dévoilera à eux, et ils Le verront aussi clairement que l’on voit la pleine lune au milieu de la nuit, sans divergence entre eux, tout comme nul ne diverge à propos de la lune.
Les Arabes prennent d’ailleurs la lune comme exemple de notoriété et d’évidence. Dhû ar-Rumma a dit :
« Tu as tant ébloui qu’on ne peut te méconnaître,
sauf celui qui ne connaît même pas la lune. »
Ils disent encore : « C’est plus manifeste que le soleil », « plus clair que l’aurore naissante », « plus célèbre que la lune ». Quant au hadith du Messager d’Allah ﷺ, il prévaut sur le Livre et l’explicite. Le récit concernant la Vision n’est donc rejeté que par un ignorant ou un adversaire obstiné et injuste, tant les chaînes de transmission concordent et se succèdent.