de sorte que, si les deux mains sont toutes deux droites, c’est par elles que s’accomplit le don. Le Messager d’Allah ﷺ a dit : « La main droite d’Allah est d’une largesse que rien ne tarit, de nuit comme de jour. » Autrement dit, elle déverse sans cesse Ses bienfaits sans jamais s’en trouver diminuée. C’est à cette idée qu’a fait écho al-Marrâr lorsqu’il a chanté :
« Parmi les Awânah de ʿAqîl se tient un jeune homme
dont les deux mains sont, pour ainsi dire, des mains droites. »
(Réfutation des interprétations allégoriques de l’« Esprit »)
À propos de la parole du Très-Haut : « J’ai insufflé en lui de Mon esprit » (Coran 15 : 29), certains ont soutenu que l’« esprit » (rûḥ) désigne ici l’ordre divin, c’est-à-dire : « J’ai donné l’ordre qu’il existe. »
Ils s’appuient encore sur la déclaration de Sulaymân et d’Abû ad-Dardâʾ : « Nous nous levons et prononçons le takbîr grâce à l’Esprit d’Allah », c’est-à-dire grâce à Sa parole.
Comme ils le signalent, le terme rûḥ peut effectivement désigner, dans certains contextes, la parole d’Allah, ainsi dans : « Il projette le rûḥ issu de Son ordre sur qui Il veut parmi Ses serviteurs » (Coran 40 : 15) et : « Ainsi Nous t’avons révélé un rûḥ provenant de Notre ordre » (Coran 42 : 52).
Le rûḥ peut également être l’âme des corps que Dieu reprend au moment de la mort.
Le rûḥ est encore le nom d’un Ange majestueux parmi les anges, selon la parole du Très-Haut : « Le jour où le Rûḥ et les anges se tiendront rangés » (Coran 78 : 38).
Enfin, le rûḥ peut signifier la miséricorde, comme dans : « Il les a fortifiés d’un rûḥ venant de Lui » (Coran 58 : 22).