Al-Radd ʿalā al-JahmiyyahIbn Qutayba

et que celui qui dit : « Si j’avais voulu, j’aurais accompli le pèlerinage », ou encore : « Si j’avais voulu, je me serais marié », veut dire, dans les deux cas, qu’il ne l’a pas voulu. Il faut donc appliquer la même règle au verset : « Si ton Seigneur avait voulu, tous ceux qui sont sur la terre auraient, tous ensemble, cru » ; c’est bien qu’Il ne l’a pas voulu. Il en va de même pour : « Si Allah l’avait voulu, Il aurait guidé tous les hommes » et pour : « Si Nous l’avions voulu, Nous aurions accordé à chaque âme sa guidance ».
Si quelqu’un objecte : « Il a voulu dire que, s’Il l’avait voulu, ils auraient cru sous la contrainte, mais qu’Il n’a pas voulu les y contraindre », nous lui répondons : de toute façon Il ne l’a pas voulu ; tourne donc la question comme il te plaira.
On avance encore : « Allah agit envers Ses serviteurs de la façon qui leur est, en toute circonstance, la plus profitable ». Lequel des deux cas leur eût donc été le plus avantageux ? Qu’Il les contraigne à la foi et qu’ils croient, ou qu’Il les laisse à eux-mêmes et qu’ils deviennent mécréants ? Voilà le point à examiner.
Quant à la langue, il est impossible d’y prendre idhn (permission) au sens de « science », car al-idhn, c’est l’autorisation elle-même. Ne vois-tu pas que si quelqu’un te dit : « Je t’ai annoncé la sortie de l’émir, à titre d’avertissement », c’est-à-dire : « Je t’en ai informé », la réponse appropriée serait : « Tu m’as bien annoncé », ce qui signifie : « Je l’ai entendu et, par là même, je l’ai su ». Le terme iʾdhān, tiré de l’udhun (l’oreille), consiste à faire parvenir l’information jusqu’à l’oreille ; et l’oreille, c’est l’audition puis la connaissance.
Adî b. Zayd a dit :
Ô cœur, console-toi par quelque divertissement ;
mon souci, à moi, est d’entendre et d’écouter.
De là vient l’adhân (l’appel à la prière) : il sert uniquement à faire entendre son rappel aux gens afin qu’ils le sachent. De même, la parole d’Allah – Exalté soit-Il – : « … et une proclamation venant d’Allah et de Son Messager » signifie un message à faire entendre, une annonce. Enfin, idhn appliqué à quelque chose, c’est la vouloir et l’autoriser ; on dit : « Je lui ai permis de sortir, idhnan ». Cela n’échappe à personne qui a examiné et compris la langue.
Ils ont encore commenté cette parole d’Allah – Exalté soit-Il – : « À qui Allah veut guider, Il ouvre la poitrine à l’Islam, et à qui Il veut égarer, Il rend la poitrine étroite et oppressée. »

الحج ولو شئت لتزوجت أنه لم يشأ الزواج فكذلك يلزم في: ﴿لو شاء ربك لأمن من في الأرض﴾ أنه لم يشأ ذلك ومثله: ﴿أن لو يشاء الله لهدى الناس جميعاً﴾ و: ﴿ولو شئنا لآتينا كل نفس هداها﴾ فإن قال أراد لو شاء لآمنوا إجباراً ولكنه لم يشأ أن يجبرهم على ذلك قيل له لم يشأه على حال فاجعله بأي وجه شئت. وقيل: والله يفعل بعباده ما هو أصلح لهم في كل حال عندهم فأي الأمرين كان أصلح لهم؟ أن يجبرهم على الإيمان فيؤمنوا أو يخليهم وشأنهم فيكفروا؟ فهذا النظر. وأما اللغة: فإنه لا يجوز فيها أن يجعل الأذن العلم لأنه الأذن، ألا ترى أن قائلاً لو قال لك قد آذنتك بخروج الأمير إيذاناً أي أعلمتك خروجه إعلاماً أن جوابك كان يكون له قد آذنت لقولك أذناً: أي سمعته فعلمته، والإيذان المأخوذ من الأذن إنما هو إيقاع الخبر في الأذن. والأذن استماعه وعلمه. قال عدي بن زيد: أيُّها القلب تَعلَّلْ بدَدَنْ ... إنَّ همي في سماع وأذن ومنه أذان الصلاة إنما هو إسماع الناس ذكرها حتى يعلموا وقول الله – Exalté soit-Il –: ﴿وأذان من الله ورسوله﴾ أي إسماع إعلام والأذن في الشيء أن تشاءه وتطلقه تقول: (أذنت له في الخروج إذناً) هذا ما ليس به خفاء على من نظر في اللغة وفهمها. وقالوا في قوله – Exalté soit-Il –: ﴿فمن يرد الله أن يهديه يشرح صدره للإسلام ومن يرد أن يضله يجعل صدره ضيقاً حرجاً﴾

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