à l’instar de l’expression : « il les traite de traîtres, les déclare dépravés ou injustes », c’est-à-dire qu’il les en accuse.
À propos de la parole du Très-Haut : « Nulle âme ne peut croire si ce n’est par la permission d’Allah », ils ont soutenu qu’il fallait entendre : « … si ce n’est qu’avec la science d’Allah ». Conscients des conséquences qu’impliquerait pour eux le fait de prendre cette permission dans le sens de mashîʿa (volonté) et d’itlāq (autorisation libre), ils se sont rabattus sur l’usage de l’expression : « ādhantuka bi-l-amr » – « je t’en ai informé ».
Une telle interprétation ne résiste ni à l’examen rationnel ni à la langue :
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Sur le plan rationnel, nul n’a jamais prétendu qu’il puisse advenir sur terre quoi que ce soit qu’Allah ignore ; il n’était donc pas besoin de dire : « Nulle âme ne peut croire si ce n’est par la science d’Allah ». Le débat porte uniquement sur l’idhn, c’est-à-dire la volonté et l’autorisation. Les partisans de l’affirmation disent : Allah n’a pas voulu que tous les hommes croient ; s’Il l’avait voulu, ils auraient tous cru. Aucune âme ne peut donc croire avant qu’Il ne le veuille et ne l’y autorise.
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Les qadariyya rétorquent : « Allah l’a voulu pour chaque âme et l’a décrété ; à elle de croire si elle le désire. »
Le début même du passage confirme cependant la position des affirmateurs : le Prophète ﷺ désirait la foi de Quraych, et Allah lui révéla : « Si ton Seigneur avait voulu, tous ceux qui sont sur la terre auraient, tous ensemble, cru. Contraindras-tu donc les gens jusqu’à ce qu’ils deviennent croyants ? » Vient aussitôt après : « Nulle âme ne peut croire si ce n’est par la permission d’Allah », c’est-à-dire par Sa volonté et Son autorisation.
Ainsi, le commencement du discours corrobore sa conclusion, et tout le monde reconnaît que celui qui dit : « Si j’avais voulu, je serais venu te voir » signifie qu’il ne l’a pas voulu, et que celui qui déclare : « Si j’avais voulu, j’aurais accompli le pèlerinage » signifie, de même, qu’il ne l’a pas voulu.