Il — exalté soit-Il — a promis, sans restriction, la bonne annonce à Ses serviteurs ; Il dit (39 : 17-18) : « Annonce donc la bonne nouvelle à Mes serviteurs : ceux qui écoutent la parole et suivent ce qu’elle a de meilleur. »
Il leur a, de même, accordé la sécurité absolue, en ces termes (43 : 68-69) : « Ô Mes serviteurs ! Aujourd’hui, nulle crainte ne pèse sur vous et vous ne serez point affligés : ceux qui ont cru à Nos signes et se sont soumis. »
Quant à Satan, Il l’a privé de toute autorité sur eux, réservant son emprise à ceux qui l’adoptent pour allié et commettent l’association. Il affirme (15 : 42) : « Certes, tu n’as sur Mes serviteurs aucun pouvoir, sauf sur ceux qui te suivent parmi les égarés. » Et Il dit encore (16 : 99-100) : « Il n’a d’emprise sur ceux qui croient et placent leur confiance en leur Seigneur ; son emprise ne s’exerce que sur ceux qui le prennent pour protecteur et sur ceux qui, par son entremise, commettent l’association. »
Le Prophète ﷺ a, pour sa part, situé la perfection de la servitude au sommet des degrés de la religion : c’est l’excellence (iḥsân). Dans le hadith de Gabriel, lorsqu’on l’interrogea sur l’excellence, il répondit : « Que tu adores Allah comme si tu Le voyais ; et si tu ne Le vois pas, sache que, certes, Il te voit. » « 1 »
Fasl
De l’obligation pour chaque serviteur de demeurer dans « C’est Toi que nous adorons » jusqu’à la mort
Allah — exalté soit-Il — dit à Son Messager (15 : 99) : « Adore ton Seigneur jusqu’à ce que la certitude te parvienne. »
Et les gens du Feu diront (74 : 46-47) : « … et nous traitions de mensonge le Jour de la Rétribution, jusqu’à ce que la certitude nous atteigne. » La « certitude » désigne ici la mort, d’après l’unanimité des exégètes.
Dans le Ṣaḥîḥ, au sujet du décès de ʿUthmân ibn Maẓʿûn, le Prophète ﷺ déclara : « Quant à ʿUthmân, la certitude lui est venue de la part de son Seigneur », c’est-à-dire la mort et tout ce qu’elle comporte.
Ainsi, le serviteur ne se départ jamais de la servitude tant qu’il demeure dans la demeure de l’obligation légale. Bien plus, dans le barzakh, il se voit astreint à une autre forme de servitude lorsque les deux anges l’interrogent : « Qui adorais-tu ? Que dis-tu du Messager d’Allah ﷺ ? » — et ils attendent sa réponse.
Il lui incombera encore une servitude le Jour de la Résurrection, lorsqu’Allah conviera toutes les créatures à se prosterner ; les croyants se prosterneront, tandis que les mécréants et les hypocrites demeureront, incapables de le faire.