ou son obéissance, ou la recherche de son agrément, s’imaginant qu’il ne commande, ne juge ni ne parle autrement que comme l’a fait le Messager. Il lui obéit donc, lui soumet ses litiges et accueille ses paroles de la même façon. Celui-là est excusé s’il n’a pas la possibilité d’agir autrement.
En revanche, s’il est en mesure de se référer au Messager et qu’il sait qu’un autre que le maître qu’il suit est plus fondé que celui-ci, que ce soit de manière absolue ou dans certains domaines, mais qu’il ne se tourne ni vers le Messager ni vers celui qui est plus légitime, alors c’est à son sujet que l’on craint (le châtiment) ; il entre dans le champ de la menace divine. Et s’il s’autorise à punir et avilir quiconque le contredit ou refuse de l’approuver dans le suivi de son cheikh, il fait partie des injustes transgresseurs. Allah a fixé une mesure pour toute chose.
Section
La parole « C’est Toi que nous adorons » repose sur quatre principes : réaliser ce qu’Allah et Son Messager aiment et agréent par 1) la parole de la langue, 2) la parole du cœur, 3) l’action du cœur et 4) l’action des membres. Le terme « servitude » englobe ces quatre degrés ; les véritables gens de « C’est Toi que nous adorons » sont ceux qui les conjuguent.
La parole du cœur consiste à croire fermement tout ce qu’Allah – exalté soit-Il – a rapporté, par la bouche de Ses messagers, au sujet de Lui-même, de Ses noms, de Ses attributs, de Ses actes, de Ses anges et de la rencontre avec Lui.
La parole de la langue, c’est proclamer cela, y appeler, le défendre, démontrer la fausseté des innovations qui s’y opposent, multiplier Son rappel et transmettre Ses ordres.
L’action du cœur englobe l’amour pour Lui, la confiance en Lui, le retour à Lui, la crainte de Lui et l’espérance en Lui, la sincérité exclusive du culte pour Lui, la patience face à Ses commandements, à Ses interdictions et à Ses décrets, l’agrément vis-à-vis de Lui et à Son sujet, la loyauté pour Lui, l’inimitié pour Lui, l’humilité et la soumission, le recueillement intérieur devant Lui, la quiétude par Lui, et tout autre acte du cœur dont l’obligation est plus impérative que celle des actes des membres et dont la forme recommandée est plus aimée d’Allah que celle des membres ; l’acte des membres qui en est dépourvu est soit inutile, soit de peu d’utilité.
Les actes des membres, tels que la prière, le combat dans la voie d’Allah et le fait de se déplacer à pied vers la prière du vendredi,