— à savoir, pour chaque moment, accomplir ce qu’exige cet instant et correspond à sa vocation.
Ainsi, au temps du jihâd, la meilleure adoration est le jihâd lui-même, fût-ce au prix de délaisser ses orâd — prières nocturnes, jeûnes surérogatoires —, voire de ne pas achever la prière canonique comme on le ferait en situation de sécurité.
Lorsque l’on reçoit un hôte, le plus méritoire est de s’acquitter de son droit et de se consacrer à lui plutôt que de poursuivre son wird recommandé ; il en va de même pour les devoirs envers l’épouse et la famille.
Aux instants de saḥar «1», l’excellence consiste à se livrer à la prière, à la lecture du Coran, à l’invocation, au rappel d’Allah et à la demande de pardon.
Quand un étudiant sollicite une orientation ou qu’un ignorant souhaite apprendre, la priorité est de l’instruire et de se mettre à son service.
Au moment de l’adhân, il convient de suspendre son wird pour répondre au muezzin.
Pour les cinq prières obligatoires, le summum est de les accomplir avec sérieux et application, dès l’entrée de leur horaire, en rejoignant la prière collective à la mosquée ; plus la distance parcourue est grande, plus le mérite est grand.
Si une personne nécessiteuse réclame un appui — qu’il s’agisse de crédit social, d’effort physique ou d’argent —, la meilleure œuvre est de lui venir en aide, de secourir son urgence et de préférer cela à ses litanies privées et à sa retraite spirituelle.
Au moment de la récitation du Coran, il faut rassembler tout son cœur et son énergie pour le méditer et le comprendre, comme si Allah, exalté soit-Il, s’adressait à toi ; tu concentres alors ton cœur sur sa compréhension, sa contemplation et la résolution de mettre Ses ordres à exécution, avec une attention plus soutenue encore que celle de celui qui recevrait une lettre du souverain.