comme Sa privation ne sont qu’une épreuve et un examen par lesquels Il éprouve Ses serviteurs. Allah – exalté soit-Il – dit (89 : 15-16) :
« Quant à l’homme, lorsque son Seigneur l’éprouve en l’honorant et le comblant de bienfaits, il dit : “Mon Seigneur m’a honoré.” Mais lorsqu’Il l’éprouve encore en restreignant sa subsistance, il dit : “Mon Seigneur m’a humilié.” »
Pas du tout ! Cela ne signifie pas que tout homme à qui Je donne, que Je comble et à qui J’accorde des faveurs est honoré à Mes yeux ; ce don n’est qu’une mise à l’épreuve de Ma part : Me remerciera-t-il, afin que Je lui accorde davantage, ou Me reniera-t-il, de sorte que Je le lui retire et l’attribue à un autre ?
De même, celui que J’éprouve en restreignant sa subsistance, en la ramenant au strict nécessaire sans surplus, n’est pas pour autant méprisable à Mes yeux ; il s’agit encore d’une épreuve : sera-t-il patient, pour que Je lui donne multiplié bien au-delà de ce qu’il a perdu comme aisance, ou se montrera-t-il mécontent, n’ayant alors pour lot que son mécontentement ?
Allah – glorifié soit-Il – a ainsi répondu à ceux qui pensent que l’abondance des biens est un honneur et que la pauvreté est une humiliation. Il déclare : Je n’ai pas éprouvé Mon serviteur par la richesse parce qu’il était honoré à Mes yeux, ni par la pauvreté parce qu’il était méprisable à Mes yeux.
Il montre donc que l’honneur et l’humiliation ne dépendent ni de la fortune ni de l’aisance ou de l’étroitesse de la subsistance : Il élargit la subsistance du mécréant sans que cela soit un honneur pour lui, et Il la restreint pour le croyant sans que ce soit une humiliation. Il honore véritablement celui qu’Il honore par la connaissance qu’il a de Lui, par Son amour et par Son obéissance, et Il abaisse celui qu’Il abaisse par son indifférence et sa désobéissance. Louange à Lui dans l’un et l’autre cas ; Il est le Riche, le Digne de louanges.
Ainsi, le bonheur en ce monde et dans l’au-delà se ramène à : « C’est Toi que nous adorons, et c’est de Toi que nous implorons le secours. »
Section
Troisième catégorie : ceux qui possèdent une part d’adoration sans recourir à la demande d’assistance. Ils sont de deux sortes.
La première : les qadarites, qui soutiennent qu’Allah a déjà accompli envers le serviteur tout ce qu’Il pouvait faire comme faveurs, si bien qu’il ne resterait plus en Son pouvoir aucune aide à lui accorder pour agir. Selon eux, Il l’a déjà assisté en lui créant les organes nécessaires, en les gardant sains, en lui indiquant la voie, en envoyant les messagers et en lui donnant la capacité d’agir. Après cela, il n’existerait plus d’assistance possible qu’il puisse Lui demander ; Il aurait mis Ses alliés et Ses ennemis sur un pied d’égalité dans l’assistance, aidant ceux-ci comme ceux-là. Les premiers auraient choisi pour eux-mêmes la foi, tandis que les seconds auraient choisi pour eux-mêmes la mécréance, sans qu’Allah – exalté soit-Il – leur ait accordé